Soins dentaires-AMO, la CNSS met la main à la poche
Le panier de soins couverts par l’AMO va inclure les soins dentaires dès 2015. Une décision que vient d’entériner le conseil d’administration de la CNSS de ce lundi 21 avril. Explications.
Finalement, le conseil d’administration de la CNSS qui s’est tenu ce lundi 21 avril a adopté l’élargissement de l’assurance maladie obligatoire aux soins dentaires. Cette mesure entre en application dès le 1er janvier 2015.
Le dispositif. La 1ère année, soit en 2015, la CNSS prend en charge entièrement cette prestation. Dès 2016, patrons et salariés seront mis à contribution. Dans un premier temps, la part patronale versée par les entreprises au titre de l’AMO, passera de 1,5% à 1,85%, ce qui se traduit par une augmentation de 0,35%. De l’autre, les 2% du salaire brut que versent les entreprises affiliées à l’AMO progressera de 0,26% pour se fixer à 2,26%. Quant aux salariés, ils voient leur contribution augmenter de 0,26%, elle sera donc de 2,26%.
L’adoption de ce dispositif a pris beaucoup de temps. Le patronat à travers la CGEM avait ajourné la prise de décision à plusieurs reprises. D’ailleurs, la question était restée en suspens à la clôture du conseil d’administration de la CNSS du 25 décembre 2013.
«Nous attendions les propositions du patronat à ce sujet. Le représentant du patronat a souligné à maintes reprises, la difficulté pour l’entreprise de faire face à tous ces changements comme l’Indemnité pour perte d’emploi, l’IPE», témoigne un participant à la réunion de ce lundi 21 avril du conseil d’administration de la CNSS.
Avec la validation de la procédure de couverture des soins dentaires par l’AMO, la boucle est bouclée. «Le texte sur l’IPE a été accepté, il est actuellement au parlement. Est également adopté, le remboursement des 3.240 jours de cotisation au régime de la caisse de sécurité sociale. C’est aussi la fin d’une injustice sociale avec l’alignement des affiliés CNOPS et CNSS sur le plan de la couverture pour soins dentaires. Certes, ceux affilés à la CNSS paieront un petit supplément, mais profiteront de la même couverture que ceux de la CNOPS», liste notre même source.
Il reste pour l’instant l’élaboration d’un texte en annexe à la loi cadre relative à l’assurance maladie obligatoire. Des acquis sociaux pour les salariés, qui n’empêchent pas pour autant le patronat de tirer la sonnette d’alarme et de revenir sur la cherté du coût du travail au Maroc.
A cet effet, la CGEM annoncequ’«une commission technique tripartite dédiée à l’étude du coût du travail au Maroc, jugé peu compétitif, se penchera dans les semaines à venir sur le développement de propositions susceptibles d’assurer un meilleur équilibre entre le renforcement du système de protection sociale des salariés marocains et la promotion de la compétitivité de l’entreprise marocaine».
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