Driss Bencheikh et un groupe d’investisseurs lorgnent sur Bams
Bams, une confiserie à l’arrêt depuis des années, est en passe de changer de tour de table. Des hommes d’affaires fédérés autour d’un fonds d’investissement négocient sa reprise.
Bams se prépare à une nouvelle vie au Maroc. Un groupe d’investisseurs est en phase finale des négociations pour la reprise de la société spécialisée dans la confiserie.
Selon des sources bien informées, les repreneurs visent à contrôler la majorité du capital. La part restante demeurera entre les mains d’investisseurs étrangers, notamment français et allemands. Cette part sera “d’environ un tiers“ selon notre source, qui ne précise pas si le tiers est atteint ou pas.
Pour Bams, il était temps. Après des débuts en grande pompe en 2003, la société agroalimentaire a périclité jusqu’à mettre la clé sous le paillasson. Des 150 millions de DH d’investissement de départ, il ne reste qu’un outil de production à l’arrêt.
«Toute la difficulté est de faire redémarrer une entreprise à l’arrêt dans un secteur déstructuré», nous confie une source proche du dossier. Et les repreneurs semblent y croire fermement.
Constitué de personnes physiques fédérées autour d’un fonds d’investissement marocain, le nouveau tour de table comprendra des noms connus comme celui de Driss Bencheikh, l’ancien PDG de Centrale Laitière et ex-top manager de Wafa Assurance.
Selon nos sources, «le contrat de cession n’a pas encore été signé, mais les pourparlers sont très avancés». En effet, les nouveaux repreneurs adoptent une démarche prudente. L’affaire les intéresse mais ils veulent être certains de sa valeur pour, d’abord, y mettre le prix juste et, ensuite, garantir un retour sur investissement.
Un rapport sur la situation financière, l’outil de production, voire sur le produit lui-même, est attendu courant juin. Ses conclusions seront déterminantes pour sceller l’affaire.
Quant au montant de la transaction, il demeure confidentiel. «Tant que les nouveaux actionnaires n’ont pas encore ce fameux rapport, le montant de la transaction ne pourra pas être connu de manière précise», nous confie notre source. Comprendre : le secret financier prime dans ce genre d’affaires pour éviter des retours de situation.
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