Algérie: Nouveau remaniement ministériel
Le président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé jeudi à un remaniement partiel du gouvernement, le deuxième en l'espace de deux mois, a annoncé la présidence de la République.
Le principal changement de ce remaniement limité à trois départements concerne le départ du ministre du commerce, Amar Benyounes, remplacé par Bekhti Bélaïb, qui avait déjà occupé ce poste dans les années 90.
Le gouvernement subit deux autres changements. Sid-Ahmed Ferroukhi, ministre délégué chargé de la pêche, s'est vu attribuer le ministère de l'agriculture, en remplacement de M. Abdelkader Kadi, alors que M. Hadi Ould Ali devient ministre de la Jeunesse et des sports à la place de M. Abdelkader Khomri, malade depuis plusieurs semaines.
M. Bouteflika, réélu pour un quatrième mandat en avril 2014, a déjà remanié en mai dernier le gouvernement dirigé par Abdelmalek Sellal.
Ce déficit s'est établi à 7,78 milliards de dollars (mds usd) durant le premier semestre 2015, contre un excédent de près de 3,2 mds usd àCe remaniement intervient alors que le pays est confronté à une chute brutale des prix du pétrole, qui met le pays dans une délicate situation, du fait qu'il voit ses revenus pétroliers se rétracter dangereusement contraignant ainsi le gouvernement à puiser dans les réserves de change pour combler le déficit dans la balance commerciale.
la même période de 2014, selon des chiffres officiels.
D'après le FMI, le pays a besoin d'un baril à plus de 110 dollars pour maintenir ses équilibres budgétaires et préserver sa position financière extérieure, désormais dans une situation critique.
Des experts algériens pronostiquent que dans le scénario idéal où le baril s'établirait en moyenne à 70 dollars en 2015, soit une perte de 30 dollars par baril, le pays risque alors d'enregistrer une perte de 18 milliards de dollars sur l'année, soit 50 millions de dollars par jour.
Face à cette crise économique, le gouvernement algérien a annoncé une série de mesures notamment des économies sur la facture des importations et le gel de projets d'infrastructures et d'équipements.
Le gouvernement a également décidé de réviser son budget pour l'année en cours, afin de limiter l'impact de la baisse des prix du pétrole qui lui rapporte plus de 95 % de ses recettes.
MAP
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