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ECONOMIE

Les banques se portent bien malgré l’augmentation des créances en souffrance

Comme dit l’adage, les banques sont comme les chats, elles retombent toujours sur leurs pattes. Malgré une conjoncture difficile marquée par une croissance économique au ralenti, les banques améliorent leurs résultats opérationnels et confirment leur solvabilité.

Les banques se portent bien malgré l’augmentation des créances en souffrance
Khalid Tritki
Le 27 juillet 2015 à 12h48 | Modifié 27 juillet 2015 à 12h48

«Les résultats des macros-stress tests montrent que le système bancaire marocain maintiendrait sa résilience à l’horizon 2016». La conclusion est de Bank Al Maghrib, publiée dans son dernier rapport sur la stabilité financière au Maroc. En clair, les banques marocaines se portent bien et peuvent faire face à un éventuel retournement de conjoncture.

En partant de l’analyse des indicateurs des institutions financières durant l’année 2014, la Banque centrale a procédé à des tests de simulation basés sur deux scénarios: le premier, dit de base, repose sur les projections réelles de la Banque centrale. Le second, pessimiste, évolue dans une conjoncture défavorable tant au Maroc que chez les partenaires internationaux, notamment en Europe.

Dans une évolution future normale,les taux de créance en souffrance devraient rester autour de 7% en 2015, avant de baisser légèrement pour atteindre 6,5%. Dans le scénario extrême, ce taux avoisinerait 7,9% en 2015 et 8,5% en 2016.

En partant de ces projections, le taux de solvabilité du système bancaire se situerait aux alentours de 13,6% sur l’horizon 2015-2016.

Ce ratio reculerait à 13,3% en 2015 et 13,1% en 2016 si la situation macroéconomique se détériore.

Des indicateurs au vert, malgré une conjoncture au ralenti

La résilience qui ressort des macros-stress tests trouve son origine dans les performances des banques marocaines à fin 2014. Comme le souligne le rapport de BAM, malgré la faiblesse de la croissance économique, les banques ont consolidé leur assise financière.

Le rapport note que l’activité bancaire était au ralenti en 2014, puisque le secteur n’a enregistré qu’une croissance de 1%. Les dépôts collectés se sont pourtant accrus de 6,6% à 770 milliards de DH. Sur ce total, les dépôts des particuliers résidents, représentant 50% des dépôts, ont progressé de 7,4%, contre une croissance de 4,4% pour les MRE.

Parallèlement, les crédits accordés à la clientèle n’ont progressé que de 2% contre 3,6% une année auparavant.

La structure des crédits montre que 64% des crédits aux entreprises non financières sont destinés à la grande entreprise. Le reste est affecté à la TPME. Les BTP restent en tête des secteurs bénéficiaires, avec 12% des crédits aux entreprises, suivis de l’industrie manufacturière (11%), 7% pour le commerce et 6% pour les secteurs de l’énergie et de l’eau.

L’exposition des banques au secteur immobilier n’a pas été négligée par le rapport de BAM. Ses rédacteurs précisent que cette exposition a atteint 237 milliards de DH en 2014, dont 170 milliards au titre de crédits à l’habitat et près de 65 milliards de DH pour le prêt destiné aux promoteurs.

«La couverture des crédits immobiliers par les fonds propres est convergente avec les normes bâloises », conclut le rapport. En clair, le secteur bancaire est hors zone rouge par rapport à son exposition au secteur immobilier.

Le portefeuille des créances en souffrance s’est accru en 2014 pour atteindre 6,9%. 75% de ces créances sont dites compromises, alors que 19% sont classées dans la catégorie douteuses et 6% dans les pré-douteuses.  

Malgré une conjoncture difficile, le produit net bancaire s’est nettement redressé à 9,3% en 2014. Le rapport de BAM explique que cette évolution est en relation avec la bonne performance des portefeuilles de trading et la hausse de la marge de crédit et des commissions. 

L’interconnexion entre les différentes branches financières de la place, notamment banques, assurances et organismes de placement, ne représente aucun risque de déstabilisation.

Selon le rapport de BAM, le risque qu’un retournement de situation chez les assurances puisse nuire aux banques marocaines, est quasi-nul. Un scénario dans le sens contraire serait catastrophique: les assurances sont fragiles face à toute déstabilisation du secteur bancaire. Un scénario irréaliste, vu les ratios du secteur bancaire à fin 2014.

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Khalid Tritki
Le 27 juillet 2015 à 12h48

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