Qui est Driss Azami Al-Idrissi, futur maire de Fès?
L’actuel ministre chargé du Budget et futur maire de Fès espère insuffler un nouvel élan à une ville qui a perdu de sa superbe. Zoom sur le futur maire de la capitale spirituelle du Royaume.
C’est l’une des surprises des élections communales et régionales du 4 septembre: l'ampleur de la défaite du secrétaire général de l’Istiqlal, Hamid Chabat, qui perd Fès au profit de Idriss Azami Idrissi, laissant derrière lui une ville asphyxiée par le manque de perspectives économiques et sociales et par la montée de l'insécurité.
Finie l’ère Chabat! Un nouveau chapitre s’ouvre et l’espoir revient du côté des Fassis. D’autant plus que l’homme qui succèdera au SG du parti de l’Istiqlal jouit d’une bonne réputation: Idriss Azami Al-Idrissi, actuel ministre chargé du budget.
Un parcours brillant
Né en 1966 à Fès, Idriss Azami Al-Idrissi a été nommé le 3 janvier 2012 par le Roi Mohammed VI ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget.
Son parcours, académique et professionnel, ne lui vaut que des louanges. Economiste de formation, M. Azami Al-Idrissi est titulaire du diplôme des études supérieures du très respecté Institut d'administration des entreprises de l'Université de Paris I panthéon-Sorbonne en 2006, du diplôme des études financières, économiques et bancaires de Marseille.
Economiste, mais également chimiste. M. Azami Al-Idrissi a obtenu en 1989 la licence en chimie de la faculté des sciences de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès, après avoir décroché, deux ans plus tôt, le diplôme des études universitaires (physique-chimie) du même établissement.
Parmi les réalisations du ministre délégué, la contribution à l’élaboration et au suivi des programmes d’assistance financière et technique avec les partenaires du Maroc, dont l’Union Européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, entre autres.
Des qualités reconnues
Que ce soit dans le milieu professionnel, sur les réseaux sociaux ou politiques, Idriss Azami Al-Idrissi bénéficie d’une bonne réputation. Du genre modeste, honnête, calme et réservé, le ministre délégué, au-delà de ses qualités humaines, est décrit comme un travailleur de l’ombre.
La confiance que lui accorde le chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane, n’est pas fortuite. Idriss Azami est en effet un stackhanoviste. Selon nos sources, Abdelilah Benkirane lui tresse des louanges et a confié à des proches qu'il a été soulagé de l'avoir à ses côtés après la disparition de Abdallah Baha.
Son plan pour Fès
Interviewé par notre rédaction un jour avant les élections régionales et communales du 4 septembre, le ministre du budget nous a livré les clés, selon lui, pour sortir la ville spirituelle de la crise: L’investissement. Drainer des investissements vers Fès est primordial.
Pour cela, la première chose à faire selon M. Azami est de rétablir la confiance des investisseurs, qui préfèrent installer leurs activités à Meknès en raison de la lenteur des procédures.
Le véritable problème de la ville de Fès, d’après le ministre, est la mauvaise gouvernance. La ville peine à donner naissance à un projet de développement convaincant à l’instar de Casablanca ou Marrakech.
Le plan d’Idriss Azami Al-Idrissi est résumé en 3 éléments:
1/ Mettre en place l’environnement nécessaire pour une bonne gouvernance.
2/ Mobiliser les moyens de la ville pour les mettre à la disposition des citoyens et des acteurs économiques.
3/ Se battre à tous les niveaux pour attirer les investisseurs vers la ville et donc créer une dynamique économique et sociale.
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