Le Roseraie Spa Retreat rouvre ses portes
REPORTAGE. Le mythique établissement de la Roseraie fait la fierté de ses propriétaires: après 7 mois de travaux, un SPA de 1.000 m2 vient de rouvrir.
Cela fait plus de 40 ans que La Roseraie, qui vient de rouvrir son spa, accueille, sur 25 hectares, les amateurs de nature, d’authenticité et de bien-être. Qu’ils viennent de France, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de Casablanca ou de Marrakech.
L’histoire commence il y a 45 ans. Abdelkader Fenjiro est à l’époque directeur de La Mamounia. Comme le raconte sa fille Kenza, un jour de 1970, un de ses amis lui propose de découvrir un endroit qu’il ne connaît pas, en pleine nature, dans le massif du Toubkal, à une soixante de kilomètres de Marrakech.
"C’était une propriété privée qui appartenait à la veuve du comte de Mackenhein. Mon père y a passé la journée, au milieu des roses. Et en fin d’après-midi, il a fait une offre d’achat à la propriétaire qui l’a acceptée."
"J'ai trouvé le paradis et je l'ai acheté"
"Il est rentré chez lui et a dit à ma mère: j’ai trouvé le paradis et je l’ai acheté. Ajoutant presque comme un détail sans importance: je démissionne dès demain de mon poste de directeur de La Mamounia."
Bien sûr, dans son entourage, tout le monde l’a pris pour un fou! On ne quitte pas un poste aussi prestigieux pour aller s’enterrer au milieu de nulle part, dans un village difficile d’accès, sans eau courante, sans électricité, sans téléphone. Mais c’est justement ce que cet homme hyperactif recherchait: enfin le calme…
Il embauche des gens du village avoisinant et leur apprend à construire les premiers bâtiments, car sur la propriété, il n’y a rien. "Très vite", poursuit Kenza Fenjiro, "mon père a accueilli ses premiers clients, des groupes essentiellement, qui prenaient leurs repas sous une tente caïdale".
"Au menu, couscous et méchoui, en présence de groupes folkloriques. Et au fur et à mesure que l’argent rentrait, mon père poursuivait les travaux. Jusqu’à ce que La Roseraie devienne ce qu’elle est aujourd’hui: un hôtel 4 étoiles, mais en ayant conservé l’esprit du départ, proche de la nature, cosy, familial."
Aujourd’hui, les enfants ont pris le relais: le fils gère l’établissement de 40 chambres, suites et bungalows, toutes différentes, mais chacune ouvrant sur un jardin, un verger ou l’une des 3 piscines.
Quant à la fille, Kenza, elle s’occupe, avec son mari Benoit Laberrigue, du SPA qui vient de rouvrir, après 7 mois de travaux. Mais avant même de parler de leur réalisation toute neuve, la fille et le gendre estiment qu'un hommage doi têtre rendu "au visionnaire" qu’était Abelkader Fenjiro. Il y a 30 ans, cet homme avait déjà compris que l’être humain avait besoin d’être en contact avec la nature et avec tout ce qu’elle offre pour le bien-être des uns et des autres.

"A l'époque, on ne disait pas encore 'spa'"
Il faut dire qu’il avait rencontré et sympathisé avec le docteur Valnet qui, dans les années 80, avait été à l’origine du retour de l’aromathérapie en France et de l’utilisation des huiles essentielles.
"C’est ainsi que mon père a créé un centre d’hydrothérapie", poursuit Kenza. "A l’époque, on ne parlait pas encore de SPA!" Mais en 30 ans, les installations avaient vieilli et il devenait urgent de leur donner plus qu’un coup de jeune: de concevoir et créer un SPA ultra moderne.
Par chance, Benoit Laberrigue, dans une vie précédente, a travaillé dans le bâtiment; il a pu concevoir tous les plans, suivre l’ensemble du chantier et assurer avec son épouse toute la décoration.
Résultat: une transformation spectaculaire pour une somme modique au vu des travaux, soit 2 millions de DH d’investissement. Désormais, 1.000 m2 s’ouvrent donc sur une pinède, des jardins et des terrasses. Une piscine chauffée avec nage à contre-courant, un jacuzzi, 2 saunas, 3 hammams et de grandes cabines, toutes différentes, pour les soins.
Des soins exceptionnels
La table à sel, une table chauffante recouverte de cristaux de sel de l’Himalaya, sert à la praticienne pour exerce un massage aux pochons remplis de plantes aromatiques. Une exclusivité au Maroc.
Ou encore le massage "signature Roseraie", créé en exclusivité pour le lieu par les spécialistes de l’Ecole Elégance Gontard de Nice, une référence en la matière. Ce massage s’adresse tout particulièrement aux sportifs, nombreux dans la région, et aux amateurs de randonnées, à pied, en vélo ou à cheval. Grâce aux vertus d’un massage dynamique au romarin, ils oublient vite la fatigue musculaire et les petits bobos…
N'utiliser que des produits marocains
A noter que tous les produits utilisés ici sont fabriqués au Maroc. "On a trop souvent tendance, dans notre pays, à aller chercher des produits à l’étranger, alors qu’on est capable de faire aussi bien, sinon mieux chez nous", explique Kenza.
"Nous travaillons avec la marque Charme du Maroc, mise au point par le docteur Sijelmassi, après 30 ans de recherche sur les plantes médicinales du Maroc. Et il fait lui-même toutes les préparations, à partir de produits bio, sévèrement sélectionnés."
Et pour conserver l’esprit de Abdelkader Fenjiro, sa fille et son gendre ne font appel qu’à des hommes et des femmes du village, formés par l’Ecole Elégance Gontard.
D’ailleurs, d’ici peu, des cours de beauté débuteront sur place. Or aux yeux de Kenza, personne mieux que les femmes du village, héritières des traditions berbères, n’est en mesure de donner des cours sur l’utilisation du henné ou du ghassoul. Ce sont donc ces villageoises qui officieront…
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