Région TTAH: après l’interpellation de Saoud, la démission de Berroho
Le PJD a demandé à son élu du Conseil régional, Abdellatif Berroho, de démissionner de son poste de président de la commission des finances.
Selon des sources du PJD, "la décision a été prise au niveau du secrétariat national car le parti n’est pas disposé à accepter les méthodes de travail d’Ilyas El Omari". Elu du PAM sur la liste d’Al Hoceima, celui-ci préside la région TTAH (Tanger-Tétouan_Al Hoceima) depuis la mi-septembre pour un mandat de six ans. Ses relations avec le PJD sont notoirement mauvaises.
Le secrétariat national qui s’est réuni tard dans la soirée de vendredi 16 octobre, sous la présidence de Abdelilah Benkirane, a demandé à Abdellatif Berroho et à son adjointe Souad Boulaïch "de démissionner avec effet immédiat" de leurs postes au sein de l’exécutif régional.
La loi exige de la majorité qu’elle accorde la présidence d’une commission à l’Opposition. La proposition d’Ilyas El Omari faite au PJD régional de prendre la tête des finances avait été acceptée dans un premier temps.
Ilyas El Omari dans la tourmente
Avec cette décision de la direction du PJD, le président Ilyas El Omari essuie un camouflet, après avoir dû faire face la semaine passée à l’interpellation de son 1er vice-président istiqlalien Mohamed Saoud par la police à Larache.
Les consultations entre la majorité PAM-RNI-Istiqlal-UC et le président de la commission des finances devaient démarrer cette semaine pour travailler sur un budget de 350 millions de DH qui doit être approuvé avant le 20 novembre prochain.
L’exécutif régional doit désormais trouver un nouveau président pour la commission des finances et convaincre l’Opposition du PJD et ou du PPS d’accepter la présidence d’une commission parmi les six autres existantes. Les relations du PPS avec Ilays El Omari sont également mauvaises, notamment au niveau national.
Le problème ne vient "pas du parti" mais de "l'homme"
Selon des élus du PJD contactés par Médias 24, "ce n’est pas avec le parti PAM que nous ne voulons pas travailler mais avec l’homme dont nous contestons les méthodes".
Ilyas El Omari, qui a prêté serment pour ses nouvelles fonctions samedi 17 octobre à Tétouan, a également participé dans la même ville à la présentation d’un plan de développement de la ville d’Al Hoceima. Ce plan est doté d’un budget de 6,5 milliards de DH et court jusqu’en 2019.
El Omari est élu de la commune de Béni Bouayach (Al Hoceima). Il est le numéro 2 du parti du tracteur que préside Mustapha Bakkoury, ais il est considéré comme le véritable maître du parti. Il avait la responsabilité des opérations électorales du PAM pour les échéances de ce mois de septembre 2015.
Dans ce registre, le PJD fustige l’achat des voix aux élections à la Chambre des conseillers et a souvent fustigé au cours de la récente campagne électorale l’usage de l’argent de la drogue dans la politique.
Début octobre, le parti de Benkirane avait gelé la participation de son élu professionnel et candidat à la Chambre des conseillers Youssef Benjelloun (par ailleurs président de la Chambre des pêches maritimes de la Méditerranée) après l’apparition de son nom dans une liste de 26 suspects visés par les ministères de l’Intérieur et de la Justice.
à lire aussi
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?
Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.
Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.