Le n°2 du PJD s’explique sur les alliances de son parti
Au lendemain de la démission d’Abdellatif Berroho de la présidence de la commission des finances de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH), le vice-secrétaire général du PJD Slimane El Omrani s’est exprimé sur la politique de son parti en matière d’alliances avec le PAM.
Il a accordé un entretien publié au site de son propre parti.
Le secrétariat général du PJD avait demandé à la veille du week-end dernier à ses élus Abdellatif Berroho et Souad Boulaïch (adjointe de A. Berroho) de présenter leur démission de la tête de la commission des finances du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima présidé par Ilyas El Omari du PAM.
Ces déclarations du numéro 2 du PJD mises en ligne mardi 20 octobre confirment que les forces politiques se placent déjà dans la perspective des élections législatives de l’automne 2016. Le PJD entend être plus clair dans le choix de ses alliés politiques.
Ces dernières semaines ont vu la multiplication, de part et d’autre, de signes et d’actions qui accroissent le bras de fer et un "marquage de territoire" entre le PJD et le PAM.
De la démission de Berroho (PJD) au plan de développement pour Al Hoceima dont Ilyas El Omari (PAM) et Hakim Benchamach (PAM) sont originaires en passant par l’annonce d’un important Fonds pour le développement rural et l’intérêt que les deux parties portent au dossier des factures du gestionnaire délégué Amendis à Tanger.
"Il faut se concerter avec la direction du parti"
Désignant le PAM comme le "fameux parti" qui "veut par tous les moyens possibles être présent dans l’espace public", le vice-secrétaire général du PJD Slimane El Omrani indique que durant la campagne électorale et les interventions d’Abdelilah Benkirane, "nous avons appelé les citoyens à prendre leurs responsabilités pour désigner de nouveaux dirigeants locaux qui se distinguent par leurs compétences et leur honnêteté".
Selon El Omrani, "le parti interdit toutes alliances au niveau local en dehors des principes décidés par le parti pour les régions et les grandes villes" avec les partis de la majorité.
"Pour le reste", ajoute El Omrani, "il faut se concerter avec la direction du parti". C’est ainsi que le numéro 2 du PJD explique certaines alliances avec le PAM et d’autres partis de l’opposition. Le conseil communal de Tétouan est ainsi dirigé par une coalition PJD-PI et PAM. Le PJD et le RNI n’avaient pas pu trouver d’accord à Tétouan.
Le numéro 2 du parti de Benkirane insiste dans son entretien sur le fait que le PJD ne peut pas s’allier au PAM "au niveau de certaines régions très symboliques politiquement telle la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima", ainsi que le conseil préfectoral d’Ouezzane.
El Omrani explique cette décision par "l’élection d’un président d’une région de l’importance de Tanger-Tétouan-Al Hoceima en utilisant tous les moyens que connaît l’opinion publique alors que l’élu n’a obtenu localement qu’un nombre très réduit de voix". D’où "l’impossibilité pour le PJD de diriger une quelconque commission particulièrement dans la région TTAH" et la "correction apportée par le parti avec la décision de vendredi dernier".
Interrogé sur l’élection de Hakim Benchamach à la tête de la chambre des conseillers, El Omrani explique la neutralité de son parti par "le faible nombre de voix obtenues dans la circonscription de Yacoub El Mansour (Rabat)".
Slimane El Omrani a indiqué que le PJD avait décidé de créer une commission présidée par Saâd Eddine El Otmani et Abdelhak Larabi afin d’analyser les alliances politiques locales et régionales dans lesquelles est engagé son parti.
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