Le pétrole a rapporté à Daech 500 millions de dollars en un an
Le Kurdistan irakien, où se trouve Daech, regorge d’après la presse internationale de plus de 100 milliards de barils de pétrole et de plus de 3000 milliards de mètres cubes de gaz. De grandes multinationales actives dans les hydrocarbures y sont implantées, dont Exxon, Total et Chevron.
Clairement, l’exploitation de l’or noir motive les acteurs internationaux dans leur intervention dans la région: le commerce de pétrole représentait la cible numéro 1 de la coalition quand celle-ci a été mise en place. Or, il se poursuit, imperturbablement, semble-t-il, soulignant l’échec des forces internationales. Pire, la taille de cette "compagnie pétrolière" a augmenté, d'après le Financial Times (14 octobre 2015). C’est cette impuissance qui a, selon l'auteur de l'article, poussé la Russie à entrer en scène.
En outre, même frappé par la coalition internationale, Daech a déjà obtenu un revenu d’environ 500 millions de dollars en un an. Le quotidien britannique affirme que la production de Daech atteint 34.000 à 40.000 barils de brut par jour en Irak et en Syrie, sur le terrain que le groupe maîtrise. Pour assurer cette production, l’organisation embauche des ingénieurs, des managers ou encore des formateurs de haut niveau.
Daech a ainsi de quoi financer ses besoins en ressources, poursuit le quotidien. Il peut alimenter sa machine de guerre, assurer son électricité et son influence sur ses opposants… Le journal insiste que Daech force ses ennemis à faire du commerce. Car le mouvement jouit d’une position de monopole dans ses territoires mais également dans ceux de ses adversaires.
Dans le nord de la Syrie contrôlé par les rebelles, par exemple, ces derniers doivent leur survie à leurs opposants de Daech. Les hôpitaux, les magasins, les tracteurs et les équipements utilisés pour extraire les victimes des débris sont dispensés en électricité par des groupes électrogènes alimentés par le pétrole de l’organisation terroriste.
Concrètement, dans la zone d'al Omar, notamment, des camions font jusqu’à six kilomètres de file pour venir acheter du pétrole, tous les trois jours. Ces chauffeurs retournent ensuite au village où ils vendent ce pétrole à des plus petits commerçants qui l'amènent à leur tour à des raffineries locales.
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