Attentats de Beyrouth: 11 personnes arrêtées
Le Liban a annoncé, dimanche 15 novembre, l'arrestation de 11 personnes, dont huit Syriens, en lien avec les attentats suicide qui ont tué, jeudi 12 novembre, 44 personnes dans un quartier sud de Beyrouth.
Le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a fait état dans un premier temps de l'arrestation de "sept Syriens et deux Libanais", précisant que parmi les personnes interpellées figurent un Libanais qui comptait commettre un autre attentat suicide ainsi qu'un trafiquant qui avait fait traverser à certaines de ces personnes les frontières depuis la Syrie.
L’attaque, qui a été revendiquée par Da'ech, est la plus meurtrière commise par le groupe au Liban et l'une des plus sanglantes depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).
Elle a eu lieu dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.
Les services de la Sûreté générale ont annoncé dans un communiqué publié en soirée deux nouvelles arrestations, en précisant qu'il s'agit d'un Libanais et d'un Syrien.
"Le premier a reconnu son implication avec d'autres dans la planification de l'attentat suicide (...) en transportant l'un des kamikazes du territoire syrien" vers le Liban et en lui remettant des explosifs. Il recevait les consignes "d'un des émirs de Da'ech en Syrie et gérait son réseau terroriste réparti (dans la ville de) Tripoli (et les quartiers) d'Achrafieh et Bourj al-Barajné", selon la même source.
"Le deuxième a reconnu avoir transféré des fonds destinés à ce réseau", ajoute le communiqué de la Sûreté générale.
"Tout le réseau et ses collaborateurs ont été arrêtés en 48 heures", après les attentats, a indiqué le ministre de l'Intérieur, précisant que le plan initial était d'envoyer cinq kamikazes se faire exploser dans un hôpital de la banlieue-sud.
"Mais ils ont dû changer de cible en raison des mesures de sécurité autour de l'hôpital", a-t-il dit.
Da'ech et le Hezbollah, un allié du régime en Syrie voisine, se font la guerre dans ce pays déchiré par un conflit de plus en plus complexe qui a fait depuis 2011 plus de 250.000 morts.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.