Les professionnels de la santé manifestent dans 77 villes
La CDT, la FDT et l'UGTM ont organisé, ce mardi, des sorties dans 77 villes de 63 provinces. Du jamais vu auparavant.
Les revendications concernent la mise à niveau du statut des professionnels de la santé, la mise en application de l'accord de juillet 2011 et la révision des indemnités sur les gardes.
Ce mardi matin, les professionnels de la santé sont sortis dans 77 villes de 63 provinces, pour réclamer une réhabilitation du secteur de la santé. Dr. Mustapha Chennaoui, secrétaire général du syndicat national de la santé (affilié à la CDT), revient sur cette manifestation: "En tout, plusieurs centaines de médecins et d'infirmiers sont sortis aujourd'hui. Dans plusieurs villes, ce qui était censé être un sit-in s'est transformé en marche."
"Tel était le cas dans les villes de Berkane, Oujda et Marrakech. A Casablanca, au CHU Ibn Rochd, les médecins ont organisé une marche à l'intérieur de l'hôpital", affirme le secrétaire général. Et d'ajouter: "Nous avons tenu à maintenir le service minimum au sein des hôpitaux et des centres de soins."
Ces manifestations font suite à un appel conjoint de trois centrales syndicales à savoir la CDT, la FDT et l'UGTM. L'une des principales revendications concerne la mise à niveau du statut des médecins et des infirmiers.
"Nous constatons que l'Etat gère le secteur de la santé, qui est un secteur vital, comme n'importe quel autre secteur. Nous réclamons, en tant que syndicats engagés, d'augmenter le budget de la Santé et de créer de nouveaux postes budgétaires pour combler le déficit", réclame Dr. Chennaoui, tout en constatant que "le Maroc dispose de 50.000 personnes dédiées au secteur de la santé; soit 10.000 médecins, 27.000 infirmiers, sans compter le personnel administratif. C'est un nombre très insuffisant pour 37 millions d'habitants."
Les syndicats à l'origine de l'appel réclament, par ailleurs, l'adoption d'un statut particulier pour les médecins et les infirmiers, à l'instar du statut de la fonction publique hospitalière en France.
Le deuxième volet revendicatif des trois syndicats concerne les rétributions, et plus exactement les indemnités versées lors des gardes. Dr Chennaoui s'indigne: "Comment pouvons-nous atteindre un niveau de qualité acceptable si l’indemnité pour une unité de 12 heures de garde est de 150 DH... imposables?! A titre comparatif, un médecin rattaché à une polyclinique de la CNSS touche 700 DH pour chaque garde."
Une autre revendication concerne la mise en pratique des termes de l'accord signé le 5 juillet 2011, entre les syndicats et le Chef du gouvernement, la ministre de la Santé, le ministre des Finances et le ministre de la Fonction publique, portant sur un ensemble de mesures et doté d'une enveloppe de 672 millions de DH.
"Seuls 30 ou 40% des termes du protocole ont été appliqués jusqu'à maintenant, car le gouvernement actuel préfère parler des équilibres macro-économiques, en suivant à la lettre les orientations du FMI. On est en droit de se poser la question sur la continuité et la souveraineté des institutions de l'Etat", conclut Dr. Chennaoui.
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