Le PJD envisage de reporter son congrès après les législatives
La fixation de la date du prochain congrès du PJD a occupé une grande partie des travaux de la réunion du secrétariat général du parti, tenue samedi à Rabat.
La tendance générale, selon des sources sûres interrogées par Médias 24, est de tenir le congrès après les élections législatives.
La date des législatives n’est pas fixée, mais elles auront probablement lieu début septembre.
Le secrétariat général du PJD n’a pas pris de décision à ce sujet, mais à travers les échanges qui ont eu lieu, “une quasi-unanimité s’est dégagée en faveur de cette option“, soulignent nos sources.
Par contre, la question d’un éventuel changement du règlement intérieur du parti pour autoriser un troisième mandat successif du secrétaire général n’a pas été soulevée. Un confrère a affirmé que cette question a été tranchée et que le secrétariat général ne formulera aucune recommandation en ce sens. En réalité, la question n’a pas été soulevée.
Le PJD traverse un moment de questionnements, voire de tensions car Abdelilah Benkirane achève en 2016 son second mandat. Ce mandat est le dernier selon le règlement intérieur du parti.
Le conseil national qui se réunira en janvier donnera une première indication. Le congrès est habilité à changer le règlement intérieur et à introduire la possibilité d’un troisième mandat.
Le PJD reportera donc probablement cette question de troisième mandat à l’après-législative. Il garde donc les rangs serrés pour le prochain scrutin.
Le résultat du scrutin pèsera sur la décision finale. Si le PJD arrive de nouveau en tête, il paraît difficile de ne pas renouveler le mandat de Benkirane.
On le voit mal rester à la tête du gouvernement et céder le secrétariat général du parti à une autre personnalité.
Dans la culture du parti, il n'y a pas de candidatures individuelles et spontanées. Ce sont des personnalités du parti qui prennent l'initiative de demander aux têtes d'affiche de se présenter.
Les prétendants possibles à la succession sont au moins trois: Mostafa Ramid, Aziz Rabbah et Saâdeddine El Othmani.
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