Le PJD réunira un conseil national extraordinaire pour trancher sur la date du congrès
Le Conseil national du PJD tient ce samedi une réunion très attendue, mais elle ne sera pas décisive, contrairement à une opinion répandue.
Les deux points essentiels, date du congrès et nombre de mandats du secrétaire général, seront relégués à une session extraordinaire.
Saâd Eddine El Othmani préside ce samedi 9 janvier 2016, la session ordinaire annuelle du Conseil national du PJD.
Cet organe est le plus élevé dans la hiérarchie du parti après le congrès national. Il a le pouvoir de convoquer le congrès, d’en décider la date et également d’amender, s’il le juge nécessaire, le règlement intérieur.
En d’autres termes, il détient deux clés essentielles pour deux questions décisives pour l’avenir du parti en cette année 2016:
-la date du prochain congrès;
-la possibilité de changer le règlement intérieur, pour permettre à l’actuel secrétaire général de rempiler pour un troisième mandat.
Le règlement intérieur du PJD limite en effet la fonction de secrétaire général à deux mandats successifs. Abdelilah Benkirane, locomotive incontestée du PJD, achève en 2016 son second mandat.
Mais la session de ce samedi sera une session ordinaire. Elle n’évoquera pas ces deux questions qui agitent le microcosme pjdiste et la classe politique au Maroc.
Une session extraordinaire sera ultérieurement convoquée pour examiner ces deux points, apprend Médias 24 de source sûre. Cette session se tiendra probablement au mois de mars.
La convocation d’une session extraordinaire du Conseil national peut se faire par le secrétariat général du parti ou bien par le Conseil lui-même (un tiers des membres ou le bureau).
Selon nos sources, la tendance au sein des dirigeants du parti est au report du congrès pour le tenir après les législatives.
On préserverait ainsi l’essentiel aux yeux de ces dirigeants: Abdelilah Benkirane conduira bien la campagne législative du parti.
Il reste alors la seconde question: sera-t-il autorisé à rempiler pour un troisième mandat?
Lui-même refuse de répondre à cette question. Mais en privé, son discours est ambivalent: d’un côté, il dit qu’il est las et qu’il aspire au repos. De l’autre, il dit que la question lui donne des insomnies et l’occupe en permanence. Son tempérament de lutteur est là et peut le pousser à vouloir rester à la direction du parti. Mais d’un autre côté, il n’a pas toutes les cartes en main et il dit vouloir respecter scrupuleusement le règlement intérieur.
Ses intentions ne sont donc pas connues. Un dirigeant du parti nous a confié lui avoir demandé avec insistance de sans arriver à le convaincre, dit-il.
Selon nos informations, une partie non négligeable des dirigeants vont lui demander de continuer à la tête du parti et éventuellement à la tête du gouvernement si le PJD remporte les législatives. Arguant du fait que la mission entamée n’est pas terminée et qu’il faut la poursuivre avec la même équipe.
Les scénarios sont donc les suivants:
Dans tous les cas, Benkirane va conduire la campagne électorale.
1. En cas de défaite du PJD, le parti tient son congrès après les élections et Benkirane passe la main.
2. En cas de victoire du PJD, Benkirane reste chef du gouvernement et, mécaniquement, chef du PJD. En effet, la Constitution stipule que le parti arrivé en tête dirige le gouvernement, sans préciser s’il s’agit de son chef ou d’un autre dirigeant.
Si Benkirane gagne les élections et se maintient à la tête du gouvernement et si un congrès vient lui désigner un successeur, on voit mal une passation à la tête du gouvernement entre le précédent et le futur secrétaire général du parti.
En privé, Benkirane dit ceci à ses interlocuteurs:
-je peux quitter à la fois la primature et le secrétariat général du PJD;
-je peux quitter la primature et rester à la tête du parti;
-mais je ne peux pas rester à la tête du gouvernement sans être secrétaire général du parti.
C'est donc une certitude: si Benkirane gagne les élections, il rempile au PJD pour un troisième mandat.
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