“Pourquoi êtes-vous au PAM?” Trois jeunes répondent
Le congrès du PAM a renouvelé samedi 23 janvier les membres de son parlement. C'est l’occasion de s’intéresser au profil des jeunes femmes et hommes que ce parti se prévaut de mettre à l’honneur.
Samedi 23 janvier, les 3.600 congressistes du parti du tracteur ont élu les nouveaux membres de leur parlement.
Médias 24 a voulu en savoir plus sur le profil académique et idéologique de trois jeunes élus, qui se veulent la relève d’un parti qui pourrait jouer les premiers rôles lors des prochains scrutins électoraux. En tous les cas, à l'occasion de son congrès, le PAM a confirmé son tropisme en faveur des jeunes et des femmes.
Âgée de 28 ans, Ibtissame Azzaoui est une jeune femme résidente en France, qui a rejoint les rangs du PAM en 2012.
Ingénieur d’Etat de l’Ecole Hassania des travaux publics, elle est aussi diplômée de l’Ecole Centrale en management des systèmes d’information (Paris). Dans la vie active, elle a été cadre supérieur dans la capitale française pour la compagnie d’assurances Axa et lance sa propre entreprise, entre Rabat et Paris.
Son engagement militant est motivé par sa volonté de s’impliquer dans l’action politique à partir de Paris, où elle vit.
C’est après avoir comparé les projets de société de chaque parti, que l’idée de rejoindre le PAM s’est imposée à elle, lors du lancement de la 1re section internationale de ce parti en France, section qu’elle a contribué à créer.
«Je me retrouve dans les valeurs de l’idéologie social-démocrate et centre gauche, d’un parti qui reste en plus ouvert à d’autres sensibilités. J’ai été militante de base, puis en charge de l’organisation de l’antenne française du PAM en France, après quoi j’ai rejoint le bureau de la jeunesse pamiste».
Elue lors du dernier congrès ordinaire, membre du Conseil national (parlement du parti), Ibtissame se dit fière de la place octroyée aux jeunes et aux femmes par le Parti authenticité et modernité.
«Notre règlement intérieur stipule qu’au moins 25% des membres du Conseil national doivent être des jeunes et 30% de femmes. Le PAM est l’avenir, car il donne une grande importance à cette frange de militants et leur permet d’accéder à des postes de responsabilité, pour faire avancer les choses».
Notre interlocutrice cite le député Mehdi Bensaid, qui est le plus jeune président de commission [des Affaires étrangères, en l'occurrence] au sein du Parlement. Contrairement aux autres partis qui n’envoient que des membres masculins âgés, le PAM a choisi la jeune Ibtissame pour le représenter dans la délégation de 7 partis marocains (majorité et opposition) en Chine, à l’invitation du parti communiste chinois.
«Notre parti met en avant la méritocratie, car il ne suffit pas d’être femme ou jeune pour être reconnu. Le dernier congrès a intégré plusieurs nouveaux venus en politique et je pense que le nouveau secrétaire général poursuivra cette tendance, pour faire du PAM un parti de gouvernement».
La trajectoire de Salaheddine Abkari est originale, car malgré le fait qu’il se soit encarté depuis peu au PAM (un peu plus d’un an), ce jeune militant vient d’être élu membre du Conseil national de son parti.
Cet étudiant est l’un des plus jeunes de sa promotion, car il est déjà en 5e année (à tout juste 21 ans) à l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) spécialité audit et contrôle de gestion.
«Ce parti correspond à mes valeurs et à la conception que j’ai de ce que doit être le Maroc de demain. Il m’a semblé naturel de m’y engager, pour mettre en œuvre cette vision».
Hormis le projet sociétal, c’est la place accordée aux jeunes qui a été l’élément déclencheur de son choix partisan.
«Le PAM est le seul parti qui reflète dans la réalité son intitulé, car il prend le meilleur de la modernité et de l’authenticité, en protégeant l’histoire nationale et en prônant le progressisme».
Ce nouveau-venu en politique veut d’abord se consacrer à ses études, avant d’envisager une carrière politique aux côtés du parti qui lui a ouvert les bras.
Avant même la création du parti, Hamza El Khattabi militait déjà dans les rangs du Mouvement de tous les démocrates (2009), à l’origine de la genèse du PAM.
Ce jeune à mobilité réduite qui a 24 ans est titulaire d’un master en droit des affaires et en prépare un deuxième en diplomatie et arbitrage international. Parallèlement à son militantisme et à ses études, il est responsable des relations publiques dans une société privée.
«Le PAM est un parti nouveau sans passif, qui représente un espoir pour les nouvelles générations voulant s’inscrire dans la modernité. Son projet sociétal et son identité plurielle m’ont convaincu».
Hamza Khattabi, qui a été reconduit lors du dernier congrès du PAM dans ses fonctions de membre du nouveau conseil national, est coordinateur depuis 2015 du forum des étudiants de Casablanca-Settat.
«Comme mes collègues, je tiens à remercier l'ancien secrétaire général Mustapha Bakkoury et pense que le dernier congrès qui a porté à sa tête Ilyas El Omari a fait le bon choix, car à part son charisme, c’est un homme moderne qui prépare l’avenir en permettant à des jeunes comme moi de briguer une carrière politique.»
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