Le gouvernement donne un ultimatum aux enseignants stagiaires
“Si les enseignants stagiaires ne reprennent pas les cours le lundi 8 février, il sera impossible de sauver l’année scolaire“, a déclaré le porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi, à l’issue du Conseil de gouvernement tenu jeudi 28 janvier.
Tous les étudiants sont actuellement en vacances jusqu’au dimanche 7 février.
Le gouvernement menace ainsi de décréter une année blanche, ce qui signifie une année de perdue pour les enseignants stagiaires, qui risquent de voir également leur bourse suspendue et leur accès à cette formation annulé.
M. Khalfi a précisé que le gouvernement “regrette le refus“ qui a été exprimé par la coordination des enseignants stagiaires.
Il a estimé que ce refus ne laisse aucune marge de manœuvre: “il ne reste plus aucune possibilité de présenter une contre-proposition, car toute solution doit se situer dans le cadre des deux décrets“.
Cette position d’inflexibilité est une erreur. Les deux décrets ont été publiés APRES l’inscription des étudiants et de ce fait, leur contenu ne leur est pas opposable. Au cours de la réunion du mercredi 27 janvier, tenue entre la coordination des enseignants, le wali de Rabat, l’Education nationale, les syndicats et l’Initiative civile pour la défense des enseignants stagiaires, il y avait selon nos sources, unanimité autour du fait que les deux décrets ne peuvent être rétroactifs.
Au cours de cette réunion, différentes pistes ont été explorées, parmi lesquelles l’idée de considérer le prochain examen comme un concours, de ne pas appliquer les deux décrets à l’actuelle promotion, de maintenir le montant de la bourse inchangé et d’ouvrir un dialogue “légitime“ autour des deux décrets.
L’idée répandue à l’issue de la réunion était qu’un compromis est “imminent“ et que les enseignants stagiaires allaient finir par accepter les propositions.
Les déclarations du porte-parole du gouvernement ont été mal accueillies par les enseignants stagiaires. Dans une déclaration à Médias 24, l’un des coordinateurs du mouvement, Bilal Yousfi, évoque “un comportement enfantin, qui reflète l’absence de maturité politique, au moment où toutes les parties ont exprimé une approche positive pour trouver une issue“.
M. Yousfi affirme que la coordination attend une contre-proposition officielle de la part de M. Laftit, wali de Rabat, qui au cours des précédentes réunions, “s’est présenté comme le représentant du gouvernement et de l’Etat“.
“Lorsque M. Laftit nous fera une proposition, nous réunirons nos structures pour l’étudier“, conclut-il.
En attendant, la coordination a prévu une campagne de communication pendant une semaine, ainsi qu’une conférence de presse lundi. A partir du jeudi 4 février, des marches et des sit-ins sont programmés.
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