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Samir: la menace d’une liquidation judiciaire se précise

Aucune avancée n’a été enregistrée dans les discussions entre la Samir et la douane, apprend Médias 24 de source autorisée. Cette absence de progrès hypothèque toute perspective de règlement amiable.

Samir: la menace d’une liquidation judiciaire se précise
N.E.
Le 16 février 2016 à 11h59 | Modifié 16 février 2016 à 11h59

Sauf surprise de dernière minute, le dossier Samir s’achemine vers une mise en liquidation judiciaire. La seule autre hypothèse serait celle d’un repreneur qui se présenterait. Dans leurs déclarations au tribunal de commerce, les représentants de la Samir avaient laissé entendre, fin décembre, l’existence de contacts avec des repreneurs, sans autre précision. Les avis des créanciers sont partagés autour de cette hypothèse, car le management et l’actionnariat de référence de la Samir n’ont plus beaucoup de crédibilité.

La procédure ouverte par le tribunal de commerce de Casablanca à la demande de la Samir, dans le cadre de l’article 550 et suivants du Code de commerce, a abouti à la désignation de trois experts pour la réalisation d’une expertise financière collégiale.
Le 31 décembre dernier, le président du tribunal a désigné les trois experts, en vertu de l’article 552 du code de commerce, qui stipule : "le président du tribunal peut charger un expert d’établir un rapport sur la situation économique sociale et financière de l’entreprise et nonobstant toute disposition législative contraire, obtenir des établissements bancaires et financiers tout renseignement de nature à donner une exacte information sur la situation économique et financière de l’entreprise".

Or, le point nodal de tout redémarrage est l’accord avec la douane.  Et aucun arrangement avec n’importe lequel des autres créanciers n’est possible sans un accord avec la douane.

La Samir doit à la douane la somme de 11 milliards de DH en principal. Mais les réunions qui ont eu lieu n’ont pas permis d’avancer d’un pas. La Samir n’a émis aucune proposition concrète pour régler son dû. La douane, qui représente les intérêts de la collectivité, ne peut en aucun cas lever ses ATD sans la signature d’un arrangement assorti de garanties. La Samir dit être prête à conclure un arrangement mais ne présente ni plan concret, ni garanties.  Ce blocage se répercute sur les relations avec tous les créanciers, puisque sans accord avec la douane, pas de levée d’ATD et sans levée d’ATD, pas de redémarrage et sans redémarrage, pas de chiffre d’affaires ni de remboursement des dettes.

Les experts travaillent sur le dossier depuis mi-janvier, par périodes successives de dix jours accordées par le tribunal.

S’il n’y a pas de repreneur, ils n’auront d’autre choix que de constater la situation financière fatale et de conclure à la non-viabilité, en l’état, de cette entreprise. L’actionnaire de référence ne prend pas de risques, ne donne aucune garantie et n’apporte pas d’argent frais, contrairement à ses promesses.

Devant les créanciers, la douane et le président du tribunal, fin décembre, un conseil juridique d’Al-Amoudi avait déclaré que celui-ci est prêt à “apporter du cash, ainsi qu’une garantie personnelle“. Y aura-t-il un miracle?

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N.E.
Le 16 février 2016 à 11h59

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