img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Indice de la compétitivité énergétique: le Maroc 122e sur 146 pays

Dans sa quatrième édition, le Choiseul Energy Index 2016 octroie au Maroc la 122e position sur 146 pays. Avec  un score de 33,3/100, le Maroc affiche une régression par rapport à 2014, où il occupait la 117e place.  

Indice de la compétitivité énergétique: le Maroc 122e sur 146 pays
Sara El Hanafi
Le 17 février 2016 à 17h52 | Modifié 11 avril 2021 à 2h37

Cet indice, élaboré par le think tank indépendant Choiseul, en partenariat avec le cabinet d’audit et de conseil KPMG France, est «une étude indépendante, qui mesure et analyse la compétitivité et la performance des politiques énergétiques des Etats».  En outre, le Choiseul Energy Index se veut un outil d’aide et de décision, destiné aux acteurs publics et privés du secteur de l’énergie.

Ainsi, le Choiseul Energy Index hiérarchise 146 pays selon trois grands critères: la qualité du bouquet énergétique; la qualité, la disponibilité et l’accès à l’électricité; ainsi que l’empreinte environnementale.

Il est établi à partir de données officielles, issues d’organismes internationaux comme la Banque mondiale, l’OCDE, ou l’Agence internationale de l’Energie.

Par ailleurs, l’indice répartit les pays selon 5 catégories: Les plus performants, les performants, les intermédiaires, les déficients et les défaillants. Le score du Maroc (33,3) lui confère une place dans la catégorie des pays déficients en énergie.   

C’est surtout le critère «Qualité du bouquet énergétique» qui fait trébucher le Maroc.  Avec un score de 10/100, il est classé 136e (en 2014, il était classé 132e). Cet indicateur se base sur le taux d’indépendance énergétique du pays, plus spécialement le taux d’indépendance à l’égard du pétrole. Il prend également en compte la part du pétrole dans le mix énergétique, ainsi que la part des énergies renouvelables dans la génération électrique.

Sur le critère «Qualité, disponibilité et accès à l’électricité», le Maroc obtient un score de 25,7, lui octroyant la 82e position. Ce critère se base, entre autres, sur le taux d’accès à l’électricité ou la consommation d’électricité par habitant.

C’est plutôt sur le critère «Empreinte environnementale» que le Maroc affiche sa meilleure performance, bien qu’assez moyenne. Il obtient la 74e position, avec un score de 70. Les indicateurs utilisés dans ce critère englobent, entre autres, les émissions de CO2 par habitant ou l’intensité énergétique.  

Le Choiseul Energy Index demeure dominé par les pays d’Europe du Nord, qui bénéficient d’un bouquet énergétique varié, marqué par une utilisation de plus en plus importante des énergies non carbonées. Ainsi, la Norvège garde sa place en tête du classement. Le pays est suivi de près par la Suède et par l’Islande.

Par ailleurs, la majorité des pays africains figurent en bas du classement, dans la catégorie des pays déficients ou des pays défaillants. Ceci dit, deux pays du continent ressortent parmi les pays performants en matière énergétique: l’Algérie (32e) et l’Angola (46e), grâce à leurs ressources pétrolières.

L’indice considère qu’un Etat compétitif est «celui qui, par ses choix et politiques énergétiques, offre un mix énergétique équilibré, propose une électricité disponible et accessible, tout en maîtrisant l’impact de ses choix sur son environnement».

Le Choiseul Energy Index est un indice à garder en perspective, notamment pour mesurer les avancées réalisées par le Maroc en matière énergétique, à travers la stratégie nationale visant la promotion des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays et une indépendance (même partielle) à l’égard du pétrole.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Sara El Hanafi
Le 17 février 2016 à 17h52

à lire aussi

Le Ministère public et l’INPPLC resserrent leur coordination anticorruption
Quoi de neuf

Article : Le Ministère public et l’INPPLC resserrent leur coordination anticorruption

Signée lundi 11 mai 2026 à Rabat, la convention prévoit un cadre durable d’échange d’expertises, de renforcement des compétences des magistrats et de protection des deniers publics, avec l’objectif d’améliorer l’efficacité de l’action institutionnelle face aux pratiques de prévarication.

À Marchica, Nador mise sur l’E-Foil pour entrer dans le grand jeu du tourisme sportif
SPORT

Article : À Marchica, Nador mise sur l’E-Foil pour entrer dans le grand jeu du tourisme sportif

Du 8 au 10 mai 2026, la lagune a accueilli une étape de la Coupe du monde, une première sur le continent africain. Au-delà de la compétition, les organisateurs veulent installer le Maroc sur un circuit international de riders itinérants, avec déjà une possible escale à Rabat en 2027.

À Nairobi, Emmanuel Macron qualifie l’éducation au Maroc de “modèle extraordinaire”
EDUCATION

Article : À Nairobi, Emmanuel Macron qualifie l’éducation au Maroc de “modèle extraordinaire”

Lors du forum Africa Forward “Inspire & Connect”, le président français a salué les avancées du Royaume dans la formation primaire, secondaire et universitaire.

Mardi 12 mai 2026 : le dirham se déprécie face au dollar
Marché de change

Article : Mardi 12 mai 2026 : le dirham se déprécie face au dollar

Ce mardi 12 mai 2026, vers 8 h 30, la première cotation centrale USD/MAD de la journée, telle que publiée par Bank Al-Maghrib (BAM), fait […]

Tunnel de l’Ourika. Pourquoi ce projet à 10 milliards de DH peut changer le destin de tout le Sud-Est du Royaume
SOCIETE

Article : Tunnel de l’Ourika. Pourquoi ce projet à 10 milliards de DH peut changer le destin de tout le Sud-Est du Royaume

Reliant Marrakech à Ouarzazate, le tunnel de l’Ourika figure parmi les projets d’infrastructure les plus stratégiques du Maroc contemporain. Mais malgré les nombreuses relances, aucun calendrier de réalisation clair n’a encore vu le jour, alors que les études de faisabilité restent suspendues au creusement d’une galerie de reconnaissance. Le point sur un chantier à 10 milliards de DH, au croisement d’enjeux techniques, économiques et territoriaux.

Le Maroc en retard sur le Nouveau Modèle de développement, la trajectoire actuelle est insuffisante (BM)
ECONOMIE

Article : Le Maroc en retard sur le Nouveau Modèle de développement, la trajectoire actuelle est insuffisante (BM)

Cinq ans après le lancement du Nouveau Modèle de développement (NMD), le Maroc avance, mais pas encore au rythme requis. Les réformes engagées améliorent la trajectoire, sans suffire à atteindre les objectifs fixés pour 2035. Pour rattraper cette échéance, le pays doit combiner des marchés plus efficaces, des entreprises plus dynamiques et un investissement public mieux ciblé. Il doit aussi mieux intégrer les femmes et les jeunes au marché du travail.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité