Ratier Figeac Maroc décroche un contrat à long terme avec Boeing
Boeing va fabriquer ses actionneurs de compensation des stabilisateurs horizontaux pour son nouvel 777X chez Ratier Figeac Maroc, à Casablanca.
Boeing vient de signer un contrat à long terme avec Ratier Figeac Maroc, pour la fabrication des actionneurs de compensation des stabilisateurs horizontaux (HSTA), pour son nouvel avion, le 777X.
Le 777X sera 12% plus économique que d'autres modèles concurrents, une évolution indispensable sur le marché très concurrentiel d'aujourd'hui. La production débutera en 2017 et une première livraison est prévue pour 2020.
"Ce contrat est non seulement une indication de notre confiance dans Ratier Figeac et l'industrie aérospatiale marocaine, mais aussi une preuve forte de l’évolution des capacités techniques du Maroc", a déclaré dans un communiqué Bob Noble, vice-président, partnering for success, Boeing Commercial Airplanes. et d'ajouter, "La collaboration entre la filière aéronautique, le gouvernement marocain, l’écosystème éducatif et toutes les parties prenantes ont transformé le Maroc en une source privilégiée de savoir-faire aérospatial de haute qualité et à forte valeur ajoutée."
Filiale de UTC Aerospace Systems, Ratier Figeac produira les actionneurs dans son site de la zone industrielle de Nouaceur à Casablanca.
L'actionneur de compensation des stabilisateurs horizontaux est un composant hautement sophistiqué, qui assure la stabilisation de l'avion et le maintien de son assiette dans l'axe de tangage durant le vol. L'entreprise s'occupera de la conception et de la fabrication de ce système, en se basant sur une technologie qui a déjà fait ses preuves sur le terrain.
Créée en 2012, l'usine Ratier Figeac à Casablanca s'étend sur 4.800 m2 et emploie 117 collaborateurs spécialisés dans le montage et la vérification des équipements des cockpits et des cabines de pilotage.
Pour rappel, ce contrat reflète l'engagement de Boeing en faveur de l'industrie aéronautique marocaine. Déjà en 2001, le constructeur américain avait créé Matis Aerospace, une joint-venture avec Safran et Royal Air Maroc.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.