Bank Al Maghrib prépare un système de paiement mobile au Maroc
Bank Al Maghrib chapeaute un projet national pour la mise en place du paiement mobile. Les banques marocaines et les opérateurs télécoms du royaume préparent le terrain pour introduire le service.
L’avenir, c’est le mobile! Pour preuve, la pénétration du parc mobile dépasse 130%, un taux deux fois supérieur à la bancarisation (65%). Bank Al Maghrib en a pris conscience, puisqu’elle prépare la mise en place d'un système de m-payment (paiement mobile) dans le royaume, nous confie Mikael Naciri, directeur général du Centre monétique interbancaire (CMI). Cette information est confirmée par des sources professionnelles sur la place de Casablanca.
La Banque centrale se penche sur sa deuxième étude à ce propos. Plusieurs opérateurs tels que Wafacash, Attijari, CIH ont élaboré ou ont travaillé sur leurs solutions.
Ce type de paiement permet de régler des achats seulement avec son téléphone mobile. Il n’est même pas nécessaire d’avoir un smartphone. Le mobile est adossé à votre compte bancaire. Voici comment cela fonctionne:
-En effleurant le téléphone mobile sur un terminal monétique compatible NFC. Le paiement est ensuite confirmé par le biais d’un message sur votre téléphone.
-En effectuant un transfert d’argent de mobile à mobile. Dans ce cas, le consommateur effectue le paiement en quelques secondes, via une application, en entrant le code du commerçant. Le mobile devient une sorte de porte-monnaie virtuel, qu’il est possible de recharger.
A ne pas confondre avec le m-banking
Il faudra faire la distinction entre le m-payment et le m-banking. Ce dernier permet d’effectuer des virements depuis son smartphone, gérer son compte en banque, le recharger, recevoir des alertes instantanées et surtout ne pas avoir à ouvrir son ordinateur. En gros, le m-banking, c’est réaliser les opérations bancaires sur son mobile. Ce service est déjà disponible chez plusieurs banques au Maroc.
Toutefois, pour pouvoir régler son café ou ses achats uniquement avec son smartphone au Maroc, il faudra faire preuve de patience. «Mettre en place ce genre de système se travaille sur la durée. Il faudra attendre encore 12 à 18 mois pour voir débarquer le m-payment», estime M. Naciri.
Tout le monde y gagne
D’abord les banques, car le parc mobile ne cesse de grimper au Maroc. L’occasion est ainsi créée d’attirer plus de clients. Ensuite, contrairement à ce que la majorité peut penser, la sécurité du paiement est renforcée, puisque le numéro de la carte ne circule jamais. Dans chaque transaction, le système crée un numéro pour un seul usage.
Pour le consommateur, ce type de paiement facilite énormément la transaction. Effleurez votre téléphone sur le terminal monétique et le tour est joué. De plus, le m-payment limitera l’usage du cash et donc le risque de vol ou de détournement. Et en cas de perte ou de vol du téléphone, l’application peut être bloquée aussitôt à distance.
Enfin, derniers bénéficiaires, les entreprises qui collectent du cash auprès d'un réseau très dispersé. Par exemple la distrbution pétrolière ou encore les sociétés qui distribuent des produits auprès des petits commerces. Le m-paiement résoud pour elles d'énormes problèmes de collecte, de sécurité, d'acheminement et de recoupement.
à lire aussi
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque mondiale (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.
Article : Carreaux céramiques : ouverture d'une enquête antidumping sur les importations indiennes
Le Maroc ouvre une enquête antidumping sur les importations de carreaux céramiques en provenance d’Inde. À l’origine de cette procédure, les industriels marocains du secteur dénoncent des pratiques de dumping et une hausse soutenue des importations indiennes, jugées menaçantes pour la production nationale.
Article : African Lion 2026 : une édition placée sous le signe de l’innovation technologique et de la maturité stratégique
L’édition 2026 de l’exercice militaire African Lion, le plus grand rassemblement de forces armées sur le continent, se déroule du 20 avril au 8 mai. Entre l’utilisation de nouvelles technologies de pointe et une intégration accrue entre les forces marocaines et américaines, cette cuvée marque un tournant qualitatif, malgré une certaine discrétion médiatique dictée par le contexte international.
Article : Quartier Océan à Rabat: démolitions en chaîne et incertitudes sur l’avenir du quartier
Les opérations de démolition se poursuivent dans le quartier de l’Océan à Rabat, où le paysage urbain évolue rapidement sous l’effet d’un chantier de requalification d’ampleur. Entre annonces jugées tardives, incertitudes sur le périmètre concerné et contestation des indemnisations, les témoignages recueillis sur place reflètent une situation confuse.
Article : Le musée du continent africain devrait ouvrir à la fin de 2027 (Mehdi Qotbi)
Porté par la Fondation nationale des musées, le futur musée du continent africain a franchi une étape décisive. Le président Mehdi Qotbi nous annonce que le plus grand complexe muséal d'Afrique, dont les travaux de gros œuvre ont dépassé 85%, entre dans sa phase finale avant une ouverture au public lors du dernier trimestre 2027.
Article : Le jardinier marocain de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc pour séjour irrégulier
Selon une information révélée par Le Parisien, Hatim B., un Marocain de 32 ans qui effectuait des travaux de jardinage chez Jany Le Pen, veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé le jeudi 23 avril vers le Maroc. En situation irrégulière en France depuis 2017, il faisait l’objet d’une mesure d’éloignement décidée par le préfet des Hauts-de-Seine.