En 2015, la BMCI arrive à sortir son épingle du jeu
Le top management de la BMCI a commenté les résultats annuels de l'année 2015, marquée par la morosité de la conjoncture économique. Les réalisations restent contenues.
Avec un repli du produit net bancaire consolidé de 2,3%, s'établissant à 3,2 milliards de DH et un recul des crédits par caisse et les dépôts de respectivement 5 et 2,8%, la BMCI a toutefois réussi à dégager un résultat net consolidé de 501 millions de DH, en progression de 37,4% en 2015. De même, les crédits à l'équipement accordés par la banque évoluent à contresens de la tendance globale, en affichant une progression de 3,4% sur une année.
S'exprimant lors de la cérémonie de présentation des résultats annuels de la banque, le président du directoire, Laurent Dupuch, précise que "le repli des crédits à court terme s'explique principalement par la baisse des prix des matières premières importées."
Globalement, les résultats affichés par la BMCI traduisent une politique de maîtrise des charges et des risques. A ce propos, les frais de gestion consolidés à fin décembre 2015 s'établissent à 1,55 MMDH, en repli de 2,1% par rapport à l'exercice précédent.
De même, le coût du risque est en baisse de 14,4% en 2015. Une politique prudente, confirmée par le choix du management de la BMCI d'adopter un taux de couverture supérieur à 70%.
Concernant les projections pour l'année 2016 et suite à la baisse du taux directeur, censée favoriser l'accès au crédit, Laurent Dupuch se montre confiant: "la baisse du taux directeur nous a permis de baisser les taux du crédit. Mais ce n'est pas suffisant, d'autres efforts de prospection sont également nécessaires, pour attirer de nouveaux clients."
Cette prudence a épargné à la banque le désastre financier lié aux difficultés financières de la Samir. Non sans ironie, le président du directoire a déclaré: "c'est après avoir constaté les difficultés des banques partenaires de la Samir, que nous nous sommes rendus compte que nous avons pris une bonne décision, celle de ne pas la soutenir."
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