Brésil: reprise de la procédure de destitution de Rousseff
La procédure de destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff a repris lundi 9 mai devant le Sénat, au terme d'une journée rocambolesque.
Le président du Sénat, Renan Calheiros, a ordonné dans l'après-midi la poursuite de la procédure, ignorant la décision "intempestive" de suspension prise quelques heures plus tôt par le président par intérim du Congrès des députés.
Waldir Maranhao avait provoqué dans la matinée un retentissant coup de théâtre, en annulant le vote de l'assemblée plénière des députés, qui avait approuvé le 17 avril, à une écrasante majorité (367 votes sur 513), la procédure de destitution de Dilma Rousseff et son renvoi devant le Sénat. Il avait estimé que le vote des députés constituait un "pré-jugement" de la présidente de gauche et avait porté atteinte au droit à une pleine défense de la présidente.
La présidente Rousseff a elle-même été prise de court, en pleine cérémonie officielle, par la nouvelle qui se répandait. M. Calheiros a décidé d'ignorer la "décision intempestive" du député Maranhao, expliquant qu'aucune décision autocratique ne peut s'imposer à une décision collégiale.
Les sénateurs sont appelés à voter à partir du mercredi 11 mai l'ouverture formelle d'un procès en destitution de Mme Rousseff à la majorité simple, pour maquillage des comptes. Cette décision entraînerait la mise à l'écart automatique de la présidente brésilienne du pouvoir pendant un maximum de 180 jours, en attendant le jugement final du Sénat, transformé en tribunal pour l'occasion. Son vice-président Michel Temer, ancien allié devenu rival, la remplacerait immédiatement par intérim et formerait un nouveau gouvernement.
(Avec AFP)
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