Palmeraie Industrie et Services prévoit d’investir 3 MMDH d’ici 2020
Tout l’état major de Palmeraie Industries et Services, appartenant à B Group était présent à la conférence de presse organisée jeudi 19 mai pour la présentation de son plan de développement Cap2020.
Quelque 3 milliards de DH seront déployés sur 5 ans, avec comme conséquence un doublement des effectifs, passant de 3.000 à 6.000 salariés. Quatre pôles clés sont concernés.
Pôle industrie. Il compte trois unités, dont Dolidol, spécialisée dans la literie. Il y a à peine une quinzaine de jours, ce fleuron du groupe a conclu un contrat avec l’usine de Renault à Tanger pour la fournir en exclusivité en mousse automobile. Plus de 50 références seront fournies, «représentant 8% du chiffre d’affaires du pôle», précise Jalil Skali, DG de Palmindus.
Ce pôle intervient également dans le domaine de la menuiserie industrielle, avec la marque Bois & Co et dans le e-commerce, à travers lematelas.com, site marchand de literie multimarques.
Pour ce pôle, international rime avec Afrique. Il a démarré par la Côte d’Ivoire où un site de production de literie a été lancé. «La production va démarrer début juin», souligne Sâad Berrada Sounni, président de Palmeraie Industries et Services. L’objectif est de produire 1.500 matelas et 6.000 tonnes de mousse par jour. «Abidjan permettra de couvrir toute la sous-région, à savoir le Ghana, le Burkina Faso, le Mali, la Guinée et le Libéria-», ajoute-t-il.
Il est en outre prévu d’ouvrir une unité de fabrication de farine de poisson à Nouakchott.
Le groupe n’exclut pas d’étendre sa présence en Afrique, via des opérations d’acquisition d’unités déjà opérationnelles.
L’investissement alloué à ce pôle est de 700 MDH.
Pôle agriculture. Lancé en 2013, ce pôle n’a démarré l’activité export qu’en 2015, en ciblant la France, l’Allemagne, la Russie et la Suisse. Le groupe compte parmi ses futurs clients les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Moyen-Orient. Pour le moment, sur les 3.000 hectares qui forment l’assiette foncière du pôle, 300 ha sont déjà exploités. 800 hectares supplémentaires seront plantés prochainement, dont 600 hectares de palmiers dattiers, selon les informations données par le groupe.
Pour le moment, le pôle agriculture ne fait pas encore de transformation. «Nous avons voulu commencer par l’amont et le maîtriser. La transformation, à commencer par celle de l’amande, fait partie de nos projets», précise Omar Berrada, DG de Palmagri.
En termes d’investissement, 1,2 MMDH sont destinés à ce pôle.
Pôle mines et carrières. La filiale Palmines n’a démarré son activité carrières qu’en 2015. «Le changement du code minier en 2015 a offert des possibilités importantes d’investissement», a déclaré d’emblée Hassan Tazi, DG de Palmines. «Le Maroc est un pays minier. Il dispose d’un vivier de RH, de prestataires et de filières de formation intéressantes», ajoute-t-il. Un premier site pour la production de granulats, de concassage et de sable est déjà en activité dans la région de Benslimane et de Benguérir, «permettant une synergie avec l’activité immobilière du groupe».
Les métaux de base ne sont pas en reste. Le pôle détient des permis de mines de cuivre, plomb, zinc et argent "en état avancé de valorisation, dans la région de l’Anti-Atlas". L’exploitation est prévue dans 24 mois.
Ce pôle mobilise un investissement de 600 MDH.
Pôle éducation. Très peu d’informations ont filtré sur ce pôle, créé en 2014. Mis à part la contribution à l’implantation de l’école belge au niveau de Dar Bouazza et la préparation du futur site de Rabat, dont l’ouverture est programmée pour la prochaine rentrée scolaire, les équipes de ce pôle préfèrent parler de généralités.
«Des projets sont en cours d’étude», s’est contenté de signaler Amale Chraibi, DG de Palmedu. 500 MDH sont alloués aux projets de ce pôle.
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