Pour l'opposant Fethullah Gülen, la Turquie n'est plus une démocratie
Accusé par le président Erdogan d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat qui a visé la Turquie vendredi 15 juillet, l'opposant Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis, nie toute implication et s'inquiète de l'état des institutions de son pays qui, pour lui, n'est plus une démocratie.
C'est un homme fatigué qui a reçu lundi plusieurs médias, dont l'AFP, dans ses appartements au sein du complexe de Saylorsburg, en Pennsylvanie (est), où il a élu domicile depuis 1999.
Une nouvelle fois, il réfute son implication dans la tentative de coup d'Etat qui a fait au moins 308 morts vendredi, dont 100 mutins, dans des propos traduits en anglais par un interprète.
"J'ai toujours été contre l'intervention des militaires en politique intérieure", assure-t-il. Il condamne cette tentative de putsch, qu'il considère "comme une trahison de la nation turque".
Pour lui, le déroulement de cette tentative interroge, notamment, sur le rôle éventuel joué par le gouvernement.
"Vous avez des informations de presse indiquant que des membres du parti au pouvoir étaient au courant de la tentative huit, dix, voire 14 heures à l'avance", relève-t-il.
"Ce coup d'Etat manqué, quels qu'en soient les auteurs ou les meneurs, renforce" le président et ses partisans, conclut-il.
Ex-allié devenu opposant du président Recep Tayyip Erdogan, il s'inquiète aujourd'hui des conséquences de la reprise en main qu'a initiée le dirigeant turc depuis l'échec de la tentative de coup d'Etat.
L'ancien imam évoque des appels lancés, selon lui, par des partisans du président Erdogan, à s'en prendre aux sympathisants d'Hizmet, le mouvement qu'a inspiré Fethullah Gülen.
"Dans un paysage comme celui-là, il n'est plus possible de parler de démocratie, de Constitution, d'une forme de gouvernement républicain", estime l'opposant.
"Ce régime ressemble davantage à un clan ou à un gouvernement tribal", a-t-il dit, d'une voix faible.
Interrogé sur son éventuelle extradition, réclamée par le président Erdogan, il assure n'avoir "pas d'inquiétude", face à une tentative qu'il juge vouée à l'échec.
(Avec AFP)
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