Madagascar: Le Maroc se lance dans un grand projet de réhabilitation du canal des Pangalanes
Le canal des Pangalanes, dont le projet de valorisation et de sauvegarde a été validé, lundi 21 novembre à Antananarivo, devant le Roi Mohammed VI et le Président malgache, Hery Rajaonarimampianina, est l’une des plus longues voies navigables au monde.
Aménagé dans le cadre d’un partenariat entre Marchica Med S.A et le gouvernement malgache, ce canal est une enfilade de rivières et de lacs, qui longe la côte est de Madagascar, de Tamatave à Faranfangana en traversant une multitude de zones touristiques, agricoles et minières.
Le projet de valorisation et de sauvegarde du canal des Pangalanes porte sur la mise en place des outils de préservation et de valorisation des écosystèmes des sites traversés par ce dernier.
Il vise aussi à instaurer une cohérence territoriale par l’identification et l’intégration des différentes vocations des sites sur les rives du canal, notamment celles ayant trait aux volets écologique, agricole, industriel, minier, portuaire, urbain, culturel et touristique.
Ce projet intégré traite ainsi des composantes écologiques et environnementales, des aspects hydrauliques et sédimentaires, de l’aménagement paysager et de la mobilité et des transports. Il intègre aussi une vision de développement économique durable du canal, de ses rives et de son aire d’influence.

Quatre fois plus long que le canal de Suez et huit fois plus que le canal de Panama, le canal des Pangalanes est une succession ininterrompue sur plus de 700 km de lagunes et lacs naturels, de rivières et d’embouchures tout au long des rives de l’océan Indien dont il n’est séparé que par une étroite bande de terre hébergeant quelques villages.
Par endroit, le canal des Pangalanes, qui n’est séparé de la mer que par une étroite bande de sable ou de forêt, fût aménagé pour la navigation commerciale de 1896 à 1904, afin d’acheminer plus facilement les épices produites dans le sud-est de Madagascar vers le port de Tamatave, plus au nord.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.