Pêche: Les nouveaux quotas pour le poulpe
La décision du ministère concernant la pêche du poulpe pour la campagne hivernale est tombée le 22 novembre. Le volume autorisé est quasiment le même que celui de la même période de l’année dernière, ce qui confirme la bonne santé de l’état de la ressource, selon les professionnels.
Le quota global accordé pour la saison de l’hiver 2016-2017 est de 35.000 tonnes. Durant la même période de la saison passée, ce quota était de 36.000 tonnes.
"La baisse est insignifiante si on la ramène au volume de la flotte. Cela dénote de la bonne santé de la pêche. Pour mieux cerner cette donnée, il faut comparer ce qui est autorisé à ce qui a été effectivement réalisé durant une campagne donnée. Il se trouve que durant les quatre dernières années, le taux de réalisation a été très important, ce qui veut dire que la ressource est disponible et qu’elle a pu être reconstituée", souligne Abderrahmane Elyazidi, coordinateur du Collectif pêche et développement durable.
"En 2001-2002 par exemple, les réalisations ont atteint 118.000 tonnes, mais en 2003-2004, l’effondrement de la ressource a été palpable, en deçà des 20.000 tonnes. Il fallait réagir vite et imposer des plans de réaménagement", ajoute notre interlocuteur.
Pour la saison qui se prépare, les ventilations par segment sont comme suit:
-Pêche hauturière: 22.050 t. Dans ce segment, au-delà de 12 miles marins, les autorisations courent du 1er décembre au 31 janvier et à partir du 1er février au-delà de 10 miles, le maillage minimal est de 12mm.
-Pêche côtière: 3.850 t. Au maximum, 150 navires sont autorisés. Les débarquements sont permis dans les ports de Laâyoune et Tan Tan. Un plafond de 3.000 kg de poulpe est autorisé au débarquement par navire lors d’une marrée de 10 jours, ce qui correspond à quelque 130 caisses de plastique normalisées. Pour ce qui est du maillage maximal, il est fixé à 60mm.
-Pêche artisanale (Dakhla) : 9.100 t. La zone de pêche autorisée est située entre 3 et 8 miles marins mesurés à partir de la ligne de la basse mer. Pour cette flotte et pour l’instant, le contrôle pose un problème.
"Comment savoir si les barques qui sont des unités de pêche de moins de 3 tonneaux et qui par ricochet ne sont pas dotées de moyens de localisation ne vont pas au-delà de 8 miles ou qu’elles pêchent entre 0 et 3 miles ?", s’interroge M. Elyazidi.
Pour le moment, seul le contrôle des débarquements et des volumes de captures est possible. Il est effectué par les délégations régionales de la pêche.
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