Emirates “déçu et perplexe” et rejette les explications de l'ONDA
Ce dimanche 27 novembre, la compagnie Emirates a publié un communiqué au sujet de la non-obtention d'autorisation de desservir l'aéroport de Casablanca, autorisation refusée par l'ONDA. Emirates fournit une version différente de celle de l'ONDA, Office national des aéroports.
Dans son communiqué, "Emirates confirme ne pas avoir reçu l’autorisation de mettre en service son ultramoderne avion A380 à deux étages à Casablanca, et ce, bien qu’elle ait rempli toutes les conditions nécessaires pour atterrir à l’Aéroport Mohammed V. Les services de l’A380 vers Casablanca devaient débuter dimanche 27 novembre".
Emirates maintient son engagement de déployer l’A380 sur les vols quotidiens actuels entre Dubaï et Casablanca. Grâce à ses équipements et son confort exceptionnel, cet avion est "populaire" et suscite "l'engouement", selon la compagnie qui affirme que son déploiement aurait permis de développer le trafic sur cette ligne.
La compagnie fournit sa version de l'absence d'autorisation: "Nous n’avons pas été en mesure d’assurer le premier vol de l’A380 à destination du Maroc suite aux informations qui nous sont parvenues de la part des autorités aéroportuaires attestant ne pas être prêtes à recevoir l’avion pour des raisons techniques. Et ce, en dépit du travail conjoint des équipes d’Emirates avec les autorités aéroportuaires et celles de l’aviation civile dudit aéroport, dans le but de répondre aux exigences nécessaires à l’opération de l’A380. Ceci est une procédure normale que la compagnie suit à chaque fois qu’une opération A380 est prévue vers une nouvelle destination."
"Nous avons été déçus par le retard que le service du A380 vers le Maroc a pris, et sommes perplexes quant à la raison pour laquelle nous nous sommes vu refuser la permission de faire atterrir notre A380 sachant que nous avons répondu à toutes les conditions techniques d’atterrissage ainsi que celles du terminal».
En d'autres termes, la compagnie émiratie n'est pas convaincue par les explications de l'ONDA et contredit l'office en affirmant que les exigences techniques et du terminal ont été satisfaites.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.