Syrie: l'armée prend le contrôle de la vieille ville d'Alep
L'armée syrienne et ses alliés ont reconquis mercredi 7 décembre la vieille ville d'Alep, son cœur historique, en profitant de la fuite des rebelles, de plus en plus asphyxiés dans leur ancien bastion.
Cette avancée fulgurante accélère l'exode de la population: 80.000 personnes ont fui Alep-est depuis le début, le 15 novembre, de l'offensive du régime, a rapporté mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Les forces progouvernementales ont pris le contrôle de la vieille ville sans combattre, car les rebelles s'en sont retirés "de peur d'être assiégés", selon l'OSDH.
L'armée a en effet resserré son étau en prenant des quartiers adjacents, ceux de Bab al-Hadid et Aqyul, soit toute la partie à l'est de la célèbre citadelle qui est toujours restée aux mains du régime.
Au pied de cet imposant édifice médiéval, s'étend la vieille ville, qui était le cœur touristique d'Alep avec ses immenses souks, ses hôtels et restaurants, totalement désertés depuis le début de la guerre.
L'avancée sur le terrain des forces du gouvernement, appuyées par des combattants venus d'Iran et du Liban, est conduite avec l'appui d'intenses bombardements sur les zones encore contrôlées par les rebelles, dont le quartier d'Al-Zabdiya, selon l'OSDH.
Le 6 décembre, le régime avait repris huit quartiers dans la partie centrale d'Alep-est, dont celui de Chaar, "le quartier résidentiel le plus important au cœur d'Alep-est", selon l'OSDH.
Incapables de résister aux moyens déployés par les forces de Bachar al-Assad, les différents groupes rebelles se retrouvent désormais acculés dans la partie sud, assiégés de tous les côtés et sans espoir de recevoir de renforts.
Au fur et à mesure de l'avancée du régime, le nombre de personnes fuyant Alep-est, où résidaient quelque 250.000 habitants, augmente.
80.000 d'entre elles ont cherché refuge dans les quartiers gouvernementaux de l'ouest de la ville ou dans les zones contrôlées par les forces kurdes, a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.
Ce chiffre ne comprend pas les habitants qui se sont rendus dans les quartiers encore aux mains des rebelles.
Au moins 369 civils ont été tués, dont 45 enfants, à Alep-est depuis le début de l'offensive loyaliste le 15 novembre, selon l'OSDH.
(Avec AFP)
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