Déclarations rectificatives: l'administration fiscale publie une note rassurante
DOCUMENT. La DGI (Direction générale des impôts) a tenu parole. Elle a publié dès le vendredi 16 décembre, une note qui clarifie la mise en œuvre de l’article 221 bis (alinéa III) du code général des impôts, introduit par la Loi de finances 2016. Cette mise en œuvre a suscité de l’incompréhension et des critiques de la part de contribuables concernés dans le cadre de la dernière vague de contrôles.
Dans une déclaration à Médias24, accordée le mercredi 14 décembre, le directeur général des impôts Omar Faraj avait expliqué que la notification d’une demande d’explication dans le cadre de l’article 221 ne suspend pas la prescription.
Le lendemain, en recevant la présidente de la CGEM, il a confirmé ce point.
Vendredi 16 décembre, la note de service a été publiée (fac-similé ci-après).
Les contribuables y prendront connaissance avec satisfaction, des modalités de mise en œuvre de la déclaration rectificative.
La demande d’explication adressée par l’administration n’est pas une vérification. Elle est autant que possible encadrée par cette note, pour réduire au maximum la subjectivité ou les possibilités d’interprétation. Les expressions “analyse des données“, “la base des données dont dispose l’administration“ et “irrégularités“ sont précisées. La finalité de l’article 221 bis-III est rappelée: “le dépôt de la déclaration rectificative doit être regardé comme un acte volontaire“.
La note traite également de l’effet de la demande d’explication dans le cadre de l’article 221 bis-III. La réponse du contribuable à la demande d’explication “n’a pas été érigée en obligation fiscale“, il ne peut y avoir de taxation d’office. De ce fait, la demande d’explication “n’est pas considérée comme une notification de rectification et ne saurait constituer un acte interruptif de prescription“.


À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.