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ECONOMIE

Banques participatives: Abdellatif Jouahri excédé par les “insinuations idéologiques”

Des rumeurs, des insinuations, des attaques personnelles, laissent entendre que le retard de lancement des banques participatives est intentionnel, et que la Banque centrale tergiverse pour servir des agendas politiques. Mardi, Abdellatif Jouahri est sorti de son habituelle réserve pour s'en indigner.

Banques participatives: Abdellatif Jouahri excédé par les “insinuations idéologiques”
S. E. H.
Le 21 décembre 2016 à 17h53 | Modifié 11 avril 2021 à 2h39

Le gouverneur de la Banque centrale était visiblement excédé. La question d'une journaliste fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase (vidéo ci-dessous, à 1:03:00).

Répondant à une question sur le retard de lancement des banques participatives au Maroc lors d'un point de presse, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib, s’est insurgé contre la journaliste, l’accusant de poser sa question en ayant des arrière-pensées idéologiques.

"Votre question est sûrement motivée par des arrières-pensées. Je remarque que beaucoup de médias s’attaquent à ce sujet [banques participatives, ndlr.] en suggérant que nous tergiversons intentionnellement". M.Jouahri a en effet été souvent accusé de retarder délibérément le démarrage de l'activité des banques participatives afin de servir des agendas politiques.

"Ce que vous semblez oublier, c’est que c’est nous [Bank Al Maghrib, ndlr.], qui avons lancé dès 2007 les fenêtres participatives dans le système bancaire conventionnel", a-t-il ajouté.

La journaliste en question a riposté en avançant que c’est bien Abdellatif Jouahri qui avait annoncé que le lancement tant attendu se fera fin 2016. Ce à quoi le gouverneur a répondu que cette date butoir est maintenue mais qu’il y a d’autres considérations qui entrent en jeu: "Il y a beaucoup d’aspects qui restent à finaliser, et qui doivent être finalisés avant le lancement de l’activité: nous sommes toujours en train de revendiquer un alignement de l'imposition entre les produits bancaires conventionnels et les produits participatifs, il reste le takaful, les sukuks qui permetteront d’instaurer un marché monétaire participatif, etc.". Autrement dit, sur le plan réglementaire et fiscal, tout n'est pas au point et tout ne relève pas de la Banque centrale.

Il ajoute: "Il n’est pas question de deadline, il faut bien préparer le chantier, et j'en suis responsable. Si demain les banques participatives démarrent sans qu’il y ait égalité dans la taxation, vous allez sans doute m'attaquer encore une fois, non?"

Il affirme que la Banque centrale est dans une optique de transparence par rapport à cela: "Nous avons déjà organisé un point de presse à Casablanca où nous avons présenté en détail l’état des lieux de nos travaux, ainsi que ce qui reste à faire. Tous les médias y ont été conviés".

M. Jouahri a également annoncé que la Banque centrale continue à travailler en concertation avec les banques de la place, pour lancer l’activité avant fin 2016. Bank Al-Maghrib a en effet demandé des compléments à des banques dont les dossiers étaient incomplets. Et devrait annoncer les prochaines étapes et probablement la liste des agréments d'ici la fin de la semaine prochaine.

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S. E. H.
Le 21 décembre 2016 à 17h53

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