A quoi ressemble l'entreprise idéale pour les jeunes marocains?
Les jeunes et l'entreprise idéale. 56% des Marocains recherchent un style de management participatif, et 57% veulent être jugés sur leurs compétences et potentiel. Voici les résultats de la 10e enquête réalisée par la plate-forme ReKrute.
Cette étude s'est intéressée à l'entreprise idéale. Elle a été menée auprès de 5.236 Marocains. 64% des personnes interrogées sont des hommes, 36% sont des femmes. 49% sont âgés entre 25 et 34 ans, et 48% ont près de 2 ans d'expérience.
L'étude révèle que les Marocains s'intéressent, en premier, à la santé financière de l'entreprise en effectuant leurs choix. La réputation de l'employeur vient en deuxième position, suivie par les valeurs de l'entreprise. La localisation géographique arrive en dernier. Néanmoins, 20% des sondés préfèrent travailler pour leur propre compte.
Concernant la méthode de travail, plus de la moitié des répondants recherchent un style de management participatif, qui prend en compte leurs avis et les encourage à collaborer. Ils cherchent à être valorisés et considérés au sein de l'entreprise.
Les salariés, âgés de 45 à 55 ans, cherchent à être jugés sur leurs compétences et potentiel, mais aussi à être évalués sur la base de leur rendement et de la qualité de leur travail. Ils privilégient ce critère pour se différencier, puisque la formation et l'expérience peuvent être similaires. Quant aux jeunes, ils préfèrent être jugés sur le critère de la formation.
Parmi les différents contrats existants (CDI, CDD, intérim et freelance), 90% des employés marocains préfèrent signer un CDI, leur permettant une certaine stabilité et leur procurant le sentiment de sécurité recherché.
D'après les résultats de cette enquête, les gens sont plutôt motivés par le salaire que par l'expérience qu'ils vont acquérir au sein d'une entreprise, ou encore les perspectives de leur évolution. Autre donnée: la polyvalence des tâches est un point important, afin de développer d'autres compétences et connaissances.
Quant au temps de travail, 41% d'entre eux estiment que l'idéale est de rester 3 à 4 ans au même poste, alors que 29% pensent qu'une durée de 2 ans suffit.
Qu'en est-il du lieu idéal? La forte concentration des entreprises autour de l'axe Casablanca-Rabat ne cesse d'attirer les Marocains. Tanger vient à la 2e place, grâce à sa position stratégique.
Primes et avantages
La mentalité des employés a évolué. Désormais, ils optent pour le "développement de leur carrière" plutôt que pour des "récompenses monétaires". Pour fidéliser leurs salariés, les entreprises doivent donc développer un système de récompenses permettant l'évolution et la valorisation des employés.
En termes d’avantages, ces derniers préfèrent les primes mensuelles plutôt qu'annuelles, et des horaires de travail flexibles. D'ailleurs, plus les gens avancent dans l’âge, plus ils préfèrent avoir des horaires flexibles, leur permettant plus d’autonomie et de liberté afin de préserver leur vie personnelle.
En effet, 84% des personnes ayant entre 45 et 55 ans, et 84% des plus de 55 ans optent pour des horaires flexibles, tandis que seuls 41% des moins de 25 ans et 52% des Marocains âgés de 25 à 34 ans préfèrent avoir des horaires flexibles.
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.