Balance commerciale. En janvier, les phosphates “sauvent” les exportations
Le déficit commercial continue à se creuser, tiré par une progression des importations beaucoup plus significative que celle des exportations. Certains segments de celles-ci peinent à décoller, mais les phosphates et dérivés tirent leur épingle du jeu.
A fin janvier 2017, et selon les chiffres provisoires communiqués par OCP à l’Office des changes, les exportations des phosphates et dérivés ont progressé de 25,3% pour se situer à 3,8 MMDH, contre 3 MMDH enregistrés au mois de janvier 2016.
Une aubaine puisque cette progression représente 93,5% de la hausse globale des exportations sur la même période (+4,2% à 20,3 MMDH). En effet, si en volume les exportations des autres secteurs demeurent significatives, leur évolution demeure plus modeste.

Parallèlement à la hausse des exportations, les résultats préliminaires des échanges extérieurs au titre du mois de janvier 2017 font également ressortir une évolution de 12,4% des importations de biens, qui se situent à 32,3 MMDH.
Une augmentation imputable, comme il est souvent le cas, à l’envolée des importations de produits énergétiques. Celles-ci ont décollé de 68,1% pour s’établir à 5,7 MMDH, contre 3,4 MMDH en janvier 2016. Hors achats de produits énergétiques, les importations globales n’augmentent que de 4,9%.
Les importations de biens d’équipement ont augmenté de 7,2% à 8,8 MMDH, et celles des produits finis de consommation ont progressé de 8,3% pour s’établir à 5,9 MMDH.
En revanche, les approvisionnements en produits alimentaires ont baissé de 12,2% pour se situer à 3 MMDH. Anticipant une bonne campagne agricole, les importations de blé ont dégringolé de 67,2% à 368 MDH, contre 1,1 MMDH en janvier 2016.

Dans ces conditions, le déficit commercial s’est creusé de 29,5% pour s’établir à plus de 12 MMDH. Le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 62,7% contre 67,6% une année auparavant.
Pour les flux financiers, les recettes des Marocains résidents à l’étranger ont progressé de 2,6% à 4,7 MMDH.
Les recettes "voyages" ont également progressé de 2,4% à 4 MMDH. La balance "voyages" fait ressortir un excédent en quasi-stabilité à 2,8 MMDH.
Le flux des investissements directs étrangers (IDE) s’établit à 1,7 MMDH contre 1,4 MMDH en janvier 2016, soit une progression de 22,4%. Cette évolution est imputable au recul des dépenses (-45,2% à 489 MDH) plus important que celui des recettes (-3,9% à 2,2 MMDH ), explique l’Office des changes.
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