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ECONOMIE

Flexibilité du régime de changes: La BMCE présente son offre de couverture des risques

Dans le cadre d’un road show portant sur la flexibilité du régime de changes, BMCE Bank et sa banque d’affaires BMCE Capital rencontrent les opérateurs économiques des régions du Royaume afin de les sensibiliser aux risques liés à la flexibilisation du dirham, ainsi que les solutions pour y remédier.

Flexibilité du régime de changes: La BMCE présente son offre de couverture des risques
Sara El Hanafi
Le 1 mars 2017 à 19h45 | Modifié 1 mars 2017 à 19h45

A l’aube de l’adoption d’un régime de change plus flexible, les entreprises opérant dans l’import et l’export se préoccupent de l’impact que la flexibilité du dirham pourrait avoir sur leurs activités, plus précisément sur leurs marges et leurs profits.

Dans ce sens, de plus en plus d'entreprises sont à l’écoute des offres que proposent les banques d’affaires en matière de couverture du "risque de variation de change", comme l’appelle Youssef Naguib, directeur commercial chez BMCE Capital Markets, la salle des marchés de la banque bleue.

Avec d’autres experts en la matière, M. Naguib est venu, ce 1er mars à Tanger, débattre sur le sujet avec des entreprises de la région Tanger-Tétouan, dans le cadre d’un Road Show que la BMCE organise dans différentes villes du Royaume.

L'appréhesion face au risque de variation de change est compréhensible, aussi bien chez les importateurs que chez les exportateurs.

Pour un importateur, une variation négative au niveau du cours d'une devise par rapport au dirham, entre la date de la passation d’une commande et la date du règlement, est porteuse de risques.

Illustration: une entreprise importatrice qui passe une commande au cours de 9,40 DH le dollar mais qui règle dans trois mois à un cours de 10 DH le dollar, payera plus qu'initialement prévu. Conséquences: sa marge bénéficiaire sera impactée, sauf si elle choisit de répercuter le coût supplémentaire sur le client, action déconseillée si elle compte rester compétitive.

De même pour les exportateurs, mais dans l'autre sens: la vente à un client à l'export, conclue à une date donnée à 9,40 DH le dollar, mais réglée le jour J à un cours de 9 DH, réduira le bénéfice de l'exportateur.

Pour rappel, la bande de fluctuation actuelle n’est que de 0,6% (+/- 0,3%), et les mouvements du dirham ne sont donc pas trop significatifs. Avec une bande de fluctuation élargie à un intervalle plus considérable, la volatilité sera plus considérable et, par conséquent, les mouvements plus brusques et ce même sur une seule journée!

Le principe de la couverture consiste donc en l’élimination du risque de variation de change, en figeant un cours convenu à l’avance pour le jour du règlement, pour qu'importateurs et exportateurs sachent exactement à quel prix ils payeront ou seront payés.

Face à ce risque donc, M. Naguib explique que les entreprises doivent déterminer leurs propres seuils de tolérance face aux risques de change. Si l’entreprise traite avec des devises stables, ou qu’elle reporte la totalité du risque sur son partenaire, elle peut choisir de ne pas couvrir ces risques.

Outre ce choix là, deux autres possibilités s’offrent à l’entreprise, selon notre conférencier. La couverture systématique et la couverture partielle.

La couverture systématique consiste à se couvrir automatiquement, et ce, dès qu’apparaissent un engagement ou un avoir en devises, si l’on traite avec des clients offrant des devises volatiles, et que les opérations sont de montants très élevés et où toute variation peut induire une perte importante.

Pour la couverture partielle, l’entreprise décide d’une méthodologie qui déterminera quand elle couvrira le risque de change et à quelle proportion. Elle suppose l’application de critères de sélection qui correspondent à un niveau d’acceptation du risque, et une anticipation sur l’évolution des cours de change. L’entreprise accepte dans ce cas la perte potentielle sur la partie non couverte.

Mais il faut dire que les solutions de couverture ne sont pas gratuites. Leur coût diffère selon leurs conditions ainsi que les avantages qu’elles offrent. Reste à savoir quel coût chaque entreprise privilégiera, celui de la prévention ou celui de la correction.

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Sara El Hanafi
Le 1 mars 2017 à 19h45

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