Eaux usées: 550 millions m3 déversés par an par les villes marocaines
Le volume d’eaux usées déversées par les villes marocaines est estimé à près de 550 millions m3 par an, dont 45% sont épurées grâce à 117 stations. Un projet de plan national de réutilisation des eaux usées est en cours de finalisation.
"Malgré ces potentialités, la réutilisation des eaux usées reste encore limitée avec seulement 24 projets réalisés, mobilisant près de 47,5 millions m3/an, soit un taux de réutilisation de 9%", a indiqué mercredi 22 mars à Rabat, la ministre déléguée chargée de l'Eau, Charafat Afailal.
Une réutilisation de 325 millions m3 d'eaux usées à l'horizon 2030 ne peut se réaliser qu'en passant du modèle "traitement et rejet" au modèle "traitement et réutilisation", a souligné la ministre.
"Face à une demande croissante, à la diminution des ressources naturelles, à leur raréfaction sous l'effet du changement climatique et au potentiel considérable des eaux usées brutes, les eaux usées peuvent constituer pour le Maroc une autre alternative d’eau pour des usages variés (irrigation, activités industrielles, etc.) et permettre ainsi de renforcer la sécurité hydrique du pays", a relevé Mme Afailal, lors d'une matinée d'information, organisée à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau 2017.
Au niveau national, le potentiel hydrique est évalué à 22 milliards m3 par an, soit l’équivalent de seulement 650 m3 par habitant/an. "Le Maroc œuvre pour la recherche d’autres alternatives pour assurer un approvisionnement en eau durable des citoyens et de leurs diverses activités", a noté la ministre.
Elle a, par ailleurs, rappelé que plusieurs conventions de promotion de la réutilisation des eaux usées ont été signées entre son département et les différents partenaires, à savoir la convention d’arrosage du golf royal Dar Essalam à Rabat et du golf Bahia Beach de Bouznika, la convention pour l’arrosage des golfs et espace verts des villes de Tétouan, M'diq, Fnideq, Martil et Tanger et une autre pour l’irrigation de la ceinture verte de la ville de Zagora.
Le Maroc, "un modèle"
Le projet pilote de la ceinture verte d'Ouarzazate et la réutilisation des eaux usées traitées dans la lutte contre la désertification ont été mis en lumière par l’ONU-environnement. Le Maroc est cité comme "modèle" en matière de réutilisation de ces eaux pour créer un espace vert urbain.
Dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée mondiale de l’eau (22 mars), l’agence onusienne a souligné que la mise en place de cette ceinture verte permet de protéger la ville des vents forts et des nuages de poussière, met à la disposition des populations locales un endroit où elles peuvent profiter de la nature, génère des emplois dans le secteur de l'agriculture et encourage la participation publique à la prévention de la dégradation des terres et de la perte de la biodiversité.
Pour l’irrigation de ces nouveaux espaces verts, il a été procédé à la réutilisation des eaux usées et traitées d'Ouarzazate, lit-on dans le communiqué.
Financé par le gouvernement marocain et le service coréen des forêts, avec le soutien de l’ONU-environnement et de partenaires locaux, ce projet vise aussi à améliorer la qualité de l'air, contribuer à la conservation de la biodiversité, fournir du fourrage et à améliorer les moyens de subsistance des communautés urbaines et périurbaines, relève le document.
(Avec MAP)
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