Taqa Morocco: “Le contrôle fiscal n’impactera pas les résultats 2017”
Contrôle fiscal, indicateurs financiers, perspectives... le top management de l'entreprise cotée à la bourse de Casablanca se montre rassurant sur tous les plans et sur tous les sujets.
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui 19 septembre, Omar Alaoui M’hamdi, directeur général adjoint en charge du Pôle Finance et Développement à Taqa Morocco, se voulait rassurant quant aux éventuelles conséquences du contrôle fiscal subi par l’entreprise: "Nous ne pensons pas que ce contrôle entraînera des ajustements en termes de résultats ou de liquidités", a-t-il affirmé.
Le contrôle fiscal qu’a subi Taqa Morocco, et qui est aujourd’hui achevé selon M. Alaoui M’hamdi, a porté sur les exercices de 2012 à 2015: "Nous sommes actuellement dans la phase des discussions avec l’administration fiscale sur les chefs de redressement, et nous pensons avoir l’ensemble des éléments nécessaires pour justifier notre position", a ajouté notre interlocuteur.
Hormis les inquiétudes autour du contrôle fiscal, c’est le chiffre d’affaires du groupe Taqa Morocco à fin juin 2017 qui suscite quelques interrogations. Celui-ci a quasiment stagné (+0,5%), se situant à près de 4,1 MMDH.
Un fait que le groupe énergétique explique principalement par les révisions majeure et mineure qu’il a effectuées sur deux de ses unités (3 et 6), ce qui a impacté la disponibilité globale des unités de Taqa Morocco; ainsi qu’une baisse de 2% des frais d’énergie due à l’évolution du prix d’achat du charbon. Une donnée qui impacte aussi bien le chiffre d’affaires que les achats consommés.
Le top management de l’entreprise explique: "Notre chiffre d’affaires se compose principalement des frais de puissance, qui correspondent à la rémunération de la disponibilité des unités; et des frais d’énergie, qui correspondent à la refacturation du charbon consommé à notre client qui est l’ONEE". D’où l’impact de la baisse du prix d’achat du charbon à l'international qui est, dans le business model de Taqa Morocco, un coût et un revenu.
"Si le prix du charbon baisse, la composante frais d'énergie du chiffre d'affaires en sera impactée, mais cela n’impactera pas le résultat net vu que les achats consommés baissent également", explique M.Alaoui M’hamdi. Celui-ci affirme que son groupe a par ailleurs profité de cette baisse pour conclure des contrats d’achat de charbon sur 24 mois.
Quant au taux de disponibilité des unités de l’entreprise, Taqa Morocco affirme que le premier semestre de l’année en cours a engrangé la quasi-totalité des révisions prévues dans le plan de maintenance, et que "la période la plus critique est passée". Le groupe s’attend donc à une reprise remarquable du chiffre d’affaires à fin 2017, liée à un taux de disponibilité des unités plus significatif.
Rappelons que le résultat net consolidé et le RNPG du groupe Taqa ont progressé de 14% et de 15% respectivement.
Avec un chiffre d’affaires stable, ce sont les efforts d’optimisation des coûts d’exploitation et de maintenance qui ont joué en faveur du groupe, traduits en un taux de marge opérationnelle de 33%, contre 30,7% au 30 juin 2016; ainsi qu’un taux de marge nette de 17,2% contre 16,1% une année auparavant.
Par ailleurs, le résultat financier a enregistré une amélioration de 13%, suite à la baisse des charges d’intérêt sur emprunt, ainsi que l’optimisation du placement des excédents de trésorerie. L’activité du groupe génère 2,2 MMDH en cash, qui permet aussi de financer son besoin en fonds de roulement (1,4 MMDH).
D’une autre part, Taqa Morocco estime aujourd’hui qu’elle a une structure financière et bilancielle qui lui permet d’envisager des relais de croissance externe: "Nous allons répondre à l’ensemble des appels d’offres qui seront lancés par l’ONEE, que ce soit sur des nouvelles centrales à développer, sur de l’énergie renouvelable ou du Gas to Power", indique M. Alaoui M'hamdi.
A cet effet, le groupe vient d’obtenir les autorisations administratives fixées par la loi 13-09, portant sur la réglementation de la production des opérateurs privés dans le secteur des énergies renouvelables, pour le développement d’un site éolien près de Tanger, d’une capacité de 100 mégawatts dans une première phase, qui sera portée à 200 mégawatts plus tard. Taqa Morocco estime que le projet sera réalisé dans les deux années à venir.
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