Liquidation de la SAMIR: la CDT met l’Etat devant ses responsabilités
C’est un sentiment de frustration et d’impuissance qui se dégage à la lecture du communiqué de la Confédération Démocratique du Travail (CDT), à l’issue de la conférence de presse organisée ce jeudi 5 octobre, par le bureau syndical de la raffinerie.
Principale revendication des syndicalistes qui appellent à ‘’libérer la Samir’’: le dossier nécessite un appui politique de l’Etat, qui doit assumer son rôle et remédier à une situation dont il est le principal responsable. Quant aux solutions envisagées, la CDT propose notamment le retour de l’Etat dans le capital de la Samir, voire même la nationalisation pure et simple de la raffinerie.
Pour les membres du bureau syndical, la situation ne supporte plus l’attentisme. Surtout compte tenu des enjeux socio-économiques.
Selon eux, un sérieux déséquilibre menacerait les stocks stratégiques de pétrole, sans oublier la précarité dans laquelle s’enlisent aussi bien les salariés de la raffinerie que la ville et sa région.
Après plusieurs mois de tergiversations qui n’ont toujours pas permis d’identifier un repreneur crédible, la CDT fustige la position de l’Etat et son manqué de clarté quant au maintien en activité de la raffinerie.
La Centrale déplore surtout l’absence des responsables – chef de gouvernement (ancien et actuel), ministre de l’Energie et des Mines, ministre de l’Economie et des Finances… qui refusent selon eux de débattre avec les membres du bureau syndical, et ne se donnent même pas la peine de répondre à leurs missives.
Afin de se faire entendre, les syndicalistes prévoient notamment deux démonstrations de force au cours de ce mois-ci. Un convoi de voitures se déplacera ainsi, le 14 octobre, de la raffinerie au Tribunal de Commerce de Casablanca. Une deuxième manifestation est prévue le 28 octobre, avec l’organisation d’une (longue) marche entre Mohammédia et la Wilaya de Casablanca.
Les syndicalistes ne sont pas les seuls à être excédés par la lenteur de la procédure de liquidation, son inefficacité et les erreurs qui sont commises au niveau de la gestion du dossier: toutes les partis semblent désormais dans cet état d'esprit, selon un constat de Médias24, y compris les créanciers et les quelques candidats qui restent en lice.
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