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BOURSE

Quel sera le comportement du marché boursier pour cette fin d’année?

Que prévoient les analystes indépendants et les professionnels du marché des capitaux pour la fin de l’année à la Bourse de Casablanca ? Réponses de ceux qui ont une vision assez prudente et d’autres, optimistes ou expérimentés. 

Quel sera le comportement du marché boursier pour cette fin d’année?
E.M.B.
Le 10 octobre 2017 à 17h34 | Modifié 11 avril 2021 à 1h19

"Quel sera le comportement du marché boursier pour cette fin d’année?". Une question que nous avons posée à quelques opérateurs de marché et à des analystes financiers quelques jours après la fin de la période de la publication des résultats.

L’interrogation devient encore plus intéressante quand on sait que sur le dernier mois, le Masi, principal indice de la Bourse de Casablanca, a perdu 1,40%. Un recul qui pourrait déstabiliser les investisseurs et les petits porteurs à la veille de la fin d’année.

Quel sera le comportement du marché boursier pour cette fin d’année?

Les acteurs du marché restent optimistes

Auprès des professionnels et des acteurs du marché, le discours demeure assez serein. Ces derniers préfèrent s’attarder sur les points gagnés par le Masi depuis le début de l’année. "Nous pouvons prévoir une bonne fin d’année, nous tablons sur un Masi en progression de 10% à 15% pour le 31 décembre prochain", annonce d’emblée l’un des opérateurs influents et bien informés sur le marché. Une hausse moins importante que celle de l'année dernière, mais qui reste à un niveau assez élevé.  

La dernière correction du Masi est expliquée, tout simplement, par un retour aux fondamentaux. "Des investisseurs ont parié sur une reprise des résultats ou sur une poursuite des bons résultats dans des cas, sauf qu’ils se sont trompés. Le marché a donc corrigé toutes les hausses inexpliquées avant la publication des résultats", avance un autre opérateur du marché.

Avant de poursuivre: "nous sommes sur une très bonne tendance. Nous remarquons un engouement spécial même de la part des institutionnels qui reviennent soit par acquisition directe soit à travers les OPCVM", nous explique l’un des opérateurs influents sur le marché.

Cet argent frais, récemment introduit dans le marché des capitaux cherche à trouver la meilleure des rentabilités. C’est en toute logique que ces investisseurs s’adressent au marché de l’action. Du côté des obligations, les taux sont encore à la baisse et la rémunération reste faible en comparaison avec ce que peut offrir le marché actions. "Cet écart, encore important, entre les rendements obligataires et ceux du marché actions est capable de nous donner une idée parfaite sur le comportement du marché d'ici la fin de l'année", estime ce professionnel.

La prudence des analystes

Du côté des analystes, le discours change et il est bien plus prudent. "Théoriquement, et rationnellement, l’année boursière devrait finir dans le rouge et aux meilleurs des cas c’est une stabilité que nous retrouverons. Le marché doit être mature pour refléter sa vraie situation et celle des entreprises cotées", nous explique Haddi Gharib, analyste indépendant et fin connaisseur du marché.

Ce dernier estime que les analystes ont été déçus par les réalisations des gros comptes lors de ce premier semestre. "En creusant un peu dans les états de synthèses des entreprises, on ressent qu’il y a des difficultés économiques réelles et pas forcément financières", distingue notre analyste.

La fin d’année, et en plus de la publication des résultats, elle connaît un mouvement assez spécial. Il s’agit des reclassements effectués par les gérants de portefeuille qui évitent que des pertes sèches s’enregistrent sur leurs bilans. Dans le jargon boursier, cette opération s’appelle "un aller-retour".

Sur la bourse de Casablanca, la situation est la même, ou presque, que dans d’autres places financières. Or, ces dernières peuvent perturber intrinsèquement, et logiquement, les indices de la cote casablancaise.

"Depuis deux ou 3 années, les institutionnels et les donneurs d’ordre anticipent ce moment (des reclassements NDLR) qui n'était généralement concentré que sur le mois de décembre", nous explique Haddi Gharib. Autrement dit, la période des allers-retours s’étale désormais sur trois mois alors que d’habitude on attendait les dernières semaines.

Mécaniquement, ces opérations pourraient impacter positivement les indices du marché, sauf qu’il risque d’être minime cette année vu que ça s’étale sur une plus longue période.

L’avenir nous en dira plus en tout cas.

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E.M.B.
Le 10 octobre 2017 à 17h34

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