Visite en 360° dans le chantier naval et la cale sèche de Casablanca
Chantiers et Ateliers du Maroc (CAM), le seul chantier naval marocain à même d'entreprendre des travaux d'arrêt technique, est en train de réaliser la “visite générale“ d’un tanker marocain. C’est un mini-événement, voici pourquoi.
L’arrêt technique du tanker de Petrocab, le M/T Anfa, est la seconde opération du genre chez CAM cette année. Il faut remonter à plusieurs années en arrière pour trouver une opération similaire.
Le Maroc dispose d’une seule cale sèche, celle de Casablanca, gérée par l'ANP et dans laquelle la société CAM mène ses travaux. Mais la file d’attente est tellement importante qu’il faut attendre son tour, sans avoir la certitude absolue d’une date. Cette file d’attente est importante aussi bien pour la cale sèche que pour le quai de réparation.
Pendant des années, les armateurs consultaient CAM pour obtenir des dates fermes. Et n’y arrivaient pas, tellement la demande est forte, avec l’existence de priorités.
La cale sèche de Casablanca a donc pris l’habitude de travailler à flux tendu, pour des bateaux de servitude ou la Marine Royale.
Pour les arrêts techniques, les bateaux marocains se dirigeaient jusque récemment, vers des chantiers étrangers.
Là, et pour la seconde fois en une année, ce n’est pas le cas.

Pour Chafiq Essakalli, PDG de Chantiers et Ateliers du Maroc, “il y a une nouvelle génération de directeurs techniques et d’armateurs au Maroc, qui acceptent de s’adapter aux contraintes marocaines et notamment la faiblesse de l’infrastructure et la file d’attente. Au final, tout le monde, clients, armateurs, marine, ANP, tout le monde a accepté de faire des sacrifices dans ses plannings pour que ce genre de contrats puissent rester au Maroc“.
L’arrêt technique de Petrocab représente en effet 35.000 heures de travail sur 20 jours, dont la moitié en cale sèche.
Le Maroc est un pays qui a deux longues façades maritimes et qui dispose d’un programme portuaire très ambitieux. Il se dote d’un contrat-performance pour l’industrie navale. Le marché existe, pour le Maroc et pour l’étranger. Mais au commencement, il faut les infrastructures.
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