Pilier II du Plan Maroc Vert: 1.653 MDH pour 110 nouveaux projets en 2018
Quelque 110 nouveaux projets couvrant les 12 régions du Royaume ont été programmés au titre de l'année 2018 dans le cadre du Pilier II du Plan Maroc Vert (PMV), a indiqué, vendredi 24 novembre au parlement, le ministre de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch.
L'enveloppe budgétaire globale de ces projets du Pilier II du PMV, qui seront lancés l'année prochaine, a atteint 1.653 millions de dirhams (MDH), a fait savoir M. Akhannouch dans un exposé relatif au budget de son ministère qu'il a présenté devant la Commission chargée de l'agriculture et des secteurs de production de la Chambre des conseillers.
Lors de cette réunion, à laquelle ont pris part la secrétaire d'État chargée de la Pêche maritime, Mbarka Bouaida et le secrétaire d'Etat chargé du Développement rural et des eaux et forêts, Hamou Ouheli, le ministre a précisé qu'un budget de 6,85 milliards de dirhams (MMDH) a été alloué à la poursuite du programme de lutte contre les disparités sociales et territoriales dans le monde rural au titre de l'année 2018, notant que 3,39 MMDH de ce montant seront financés par le Fonds de développement rural et des zones montagneuses (FDRZM).
Pour ce qui est du développement des zones oasiennes et de l'arganier, des zones montagneuses et d'autres activités dans le milieu rural, M. Akhannouch a affirmé qu'une enveloppe budgétaire de 90 MDH sera dédiée à la réalisation de projets nouveaux en partenariat avec des acteurs locaux dans le cadre des orientations stratégiques, ajoutant que 116 MDH seront consacrés au lancement et la poursuite de la réalisation des projets inscrits dans le cadre de la coopération internationale (99 MDH du Fonds vert climat et 17 MDH du Fonds pour l'adaptation aux changements climatiques).
Par ailleurs, 45 MDH d'aide financière seront consacrés à la poursuite du Projet de développement rural des montagnes de l'Atlas (PDRMA) en 2018 et ce, à travers la réalisation d'études techniques, l'organisation de la population bénéficiaire et le lancement des travaux relatif à l'aménagement hydro-agricole et la plantation d'arbres fruitiers, a ajouté le ministre.
Concernant le secteur agricole, le budget d'investissement au titre de l'année 2018 a atteint 9.944 MDH (9.051MDH en 2017), soit une hausse de 10% comparé à une année auparavant, a indiqué M. Akhannouch, faisant observer que cette progression comprend principalement les projets d'irrigation et d'aménagement de l'espace agricole (+20%) et la sécurité sanitaire (+28%).
Les ressources budgétaires du secteur agricole ont enregistré une hausse globale de 8% comparé à 2017 et ce, grâce à une augmentation concernant principalement le budget de la gestion (+1%) et le budget de l'investissement (+10%), a noté le ministre.
Dans le cadre de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, l'accent sera mis sur le contrôle et la certification des semences (2.3 millions de quintaux), le contrôle et la certification des plants (40 millions de plants, dont 20 millions de fraisiers et 20 millions d'arbres fruitiers), la vaccination et le traitement des bovins contre les principales maladies (8 millions de têtes de bovins), le contrôle des viandes (400.000 tonnes) et le contrôle des produits halieutiques (550.000 tonnes), a souligné M. Akhannouch.
Après s'être attardés dans leurs interventions sur les contraintes économiques, sociales, climatiques et d'infrastructures qui entravent le développement des secteurs agricole et de la pêche maritime, les Conseillers ont, pour leur part, mis l'accent sur la nécessité d'élaborer des mesures préventives pour faire face aux effets des pluies tardives ainsi que pour rationaliser la gestion des ressources en eau et accélérer le rythme de construction des barrages et des projets de dessalement.
Ils ont également souligné, à cette occasion, l'importance d'évaluer les stratégies mises en place dans ce secteur vital, particulièrement le PMV et le Plan Halieutis et ce, afin d'identifier les acquis, les faiblesses et les anomalies pour faire avancer ces plans et développer les secteurs agricole et de la pêche maritime qui constituent les pierres angulaires du développement économique et social du Maroc.
Cette réunion a été l'occasion pour les Conseillers d'inviter les responsables à accorder une plus grande importance et à apporter le soutien suffisant pour la préservation et valorisation de la richesse halieutique nationale à travers l'élaboration d'un plan innovant qui vise à consolider la stratégie de marketing du produit national.
De même, ils ont appelé à fournir des efforts d'ampleur pour préserver la couverture forestière dans le Royaume afin de promouvoir ce secteur important.
Cette réunion a également été l'occasion d'aborder les défis économiques et sociaux auxquels fait face le secteur agricole au Maroc et la stratégie globale et intégrée pour son développement (PMV), l'amélioration des conditions de vie et du revenu de l'agriculteur, la lutte contre la pauvreté dans le milieu rural, tout en mettant l'accent sur la position privilégiée qu'occupe désormais le Maroc dans le secteur agricole à l'échelle internationale grâce à ce plan.
(Avec MAP)
À découvrir
à lire aussi
Article : Bilan de fin de saison. Fortunes diverses, mais dynamique positive pour les internationaux marocains
Alors que la majorité des championnats touchent à leur fin, les internationaux marocains ont pour la plupart signé des saisons de haute volée. Un constat qui s’applique également à ceux qui n’ont rien gagné, mais dont les prestations ont été unanimement saluées. De bon augure en perspective du Mondial 2026.
Article : Criquets pèlerins aux portes du Souss : quel risque pour l'agriculture ?
Ils sont jaunes, parfois rosâtres, et inquiètent les agriculteurs du Souss. Des criquets pèlerins ont été observés à proximité des champs agricoles de Chtouka Aït Baha. Voici ce qu'il faut savoir sur la situation.
Article : En 2025, l’aggravation du déficit extérieur en biens et services retire 3,8 points à la croissance
Au-delà de la sécheresse, la croissance au Maroc est aussi affaiblie par une fuite importante de la demande vers les importations. En 2024, le solde extérieur a retiré 2,5 points à la croissance. En 2025, selon nos calculs, cette perte atteint 3,8 points. Une partie de l’effort d’investissement et de consommation se transforme ainsi en production étrangère, plutôt qu’en valeur ajoutée locale.
Article : Et si on regardait la Bourse de Casablanca hors minières ? Ce que les minières changent dans la lecture du marché
Avec plus de 11% du MASI et une contribution de +656 points de base depuis le début de l’année, les minières prennent une place centrale dans les mouvements de la Bourse de Casablanca.
Article : SkyStriker : le drone “précis, silencieux et mortel” rejoint l’arsenal des FAR
Précis, silencieux et dopé à l'intelligence artificielle, ce nouveau vecteur de frappe à bas coût renforce considérablement la résilience et la réactivité du dispositif de défense marocain.
Article : GST Rabat-Salé-Kénitra : un budget de 1,8 milliard de DH en 2026, le CHU Ibn Sina au cœur des investissements
Un budget 2026 estimé à plus de 1,8 milliard de DH traduisant l’ampleur des investissements engagés dans la région Rabat-Salé-Kénitra, un démarrage progressif du CHU Ibn Sina prévu en deux phases avec une montée en charge, et une feuille de route sanitaire qui vise à réduire les disparités territoriales et à renforcer l’offre de soins.