Le FMI conclut sa dernière revue de l'économie marocaine dans le cadre de la LPL
Le Fonds Monétaire internationale (FMI), a conclu, ce vendredi, la troisième et dernière revue de la performance économique du Royaume dans le cadre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL). Ci-après les différentes conclusions de l'institution de Bretton Woods. Le Maroc ne compte pas renouveler cette LPL qui viendra à échéance au début de l'été 2018. Elle sera éventuellement remplacée par un accord de crédit modulable, fortement envisagé.
«Les autorités (marocaines) sont déterminées à poursuivre des politiques saines (…). Le programme économique du nouveau gouvernement s'inscrit dans le droit fil des réformes clés annoncées dans le cadre du programme appuyé par la LPL, telles que la réduction des vulnérabilités fiscales et externes, tout en renforçant les bases d'une croissance plus inclusive», a souligné, dans un communiqué rendu public à Washington, Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du Fonds Monétaire internationale (FMI), à l'occasion de la conclusion de la troisième et dernière revue de la performance économique du Royaume dans le cadre de la LPL.
Les autorités marocaines ont déclaré leur intention de continuer à traiter cette LPL, approuvée en juillet 2016 pour un montant de 3,61 milliards de dollars, comme précaution en vue de se prémunir contre les chocs extérieurs et soutenir les efforts en cours pour réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, a rappelé M. Furusawa, qui est également Président par intérim du Conseil d’administration de l’institution monétaire.
Les politiques macroéconomiques saines du Maroc et la mise en œuvre des réformes ont contribué à améliorer la résilience de l'économie, a-t-il déclaré, ajoutant que les déséquilibres extérieurs se sont rétrécis en 2017 et que les réserves internationales restent à un niveau confortable.
Le directeur général adjoint du FMI a affirmé, par ailleurs, que les évolutions budgétaires ont également été positives, le déficit budgétaire ayant diminué en raison de la bonne performance des recettes et de la maîtrise des dépenses.
Pour sa part, la croissance a repris vigueur en 2017 et devrait s'accélérer progressivement à moyen-terme, sous réserve d'une amélioration des conditions extérieures et d'une mise en œuvre résolue des réformes, a fait savoir la même source.
L'accord LPL, le troisième du genre, s’étale sur une période de deux ans.
Le premier accord avec le Maroc au titre de la LPL a été approuvé en août 2012 et portait sur un montant de 6,21 milliards de dollars. Le deuxième accord de 24 mois était d’un montant de cinq milliards de dollars et a été approuvé en juillet 2014.
A quelques mois de l’expiration de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) du Fonds monétaire international (FMI), accordée au Maroc le 22 juillet 2016, ‘’la négociation d’une ligne de crédit modulable est envisageable’’, nous avait déclaré une source sûre.
D'une autre part, M.Furusawa a indiqué que "l'introduction récente d'une plus grande flexibilité des taux de change permettra de promouvoir davantage la position extérieure du Maroc, d'améliorer la capacité de l'économie à absorber les chocs et de préserver sa compétitivité extérieure".
"L'adoption de la loi sur la banque centrale (loi n°40-17 portant statut de Bank Al-Maghrib, ndlr) et la poursuite des efforts visant à renforcer les capacités de surveillance conformément aux recommandations du Programme d'évaluation du secteur financier de 2015 contribueront à renforcer le cadre stratégique du secteur financier", a-t-il ajouté, cité dans le même communiqué.
(Avec MAP)
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