Centrales des risques: séminaire international organisé par BAM et IFC
L’apport des centrales des risques dans l’évaluation de la solvabilité et le renforcement de l’inclusion financière étaient au cœur des échanges lors d’un séminaire international organisé conjointement, ce jeudi 22 février, par Bank Al Maghrib et la Société financière internationale (IFC – groupe Banque mondiale) – en présence de l’ambassadeur du Japon, qui a accompagné financièrement l’implémentation de la centrale des risques marocaine.
Tout au long de cette journée, des représentants des banques centrales d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, du Brésil, de la Turquie et de la BCE (Banque centrale européenne) ont confronté leurs expériences respectives afin de dégager les meilleures pratiques en matière d’évaluation du crédit. Etaient également présents à ce séminaire des responsables des banques centrales et d’autorités de régulation issus d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.
"L’expérience marocaine en centrales des risques a été reconnue pour son caractère pionnier, le Royaume étant le premier pays francophone - devançant ainsi la France, à avoir mis en place ce type de structure financière", souligne Xavier Reille, directeur d’IFC Maghreb.
Le Maroc est d’ailleurs le premier pays d’Afrique et du Moyen-Orient à ouvrir deux "Credit Bureau". La Banque centrale marocaine procède actuellement à la refonte du Registre national des crédits, afin de mieux évaluer le risque systémique du pays tout en s’adaptant à l’évolution de la règlementation financière.
Abdellatif Jouahri – wali de Bank Al Maghrib, résume ainsi l’intérêt des centrales des risques: "L’apport du 'credit reporting' est essentiel en matière d’évaluation du risque-crédit, la réduction des défauts de paiement et l’accès au financement bancaire".
Les cadres de BAM et du ministère des Finances travaillent actuellement à l’élargissement du périmètre des 'credit bureau' nationaux afin de l’étendre à d’autres fournisseurs de données non financières – dont notamment les opérateurs télécom et les régies d’eau/électricité.
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