Pour aider les pays les plus pauvres, la Banque mondiale se tourne vers la dette
La branche de la Banque mondiale dédiée aux pays pauvres a annoncé avoir levé pour la première fois de son histoire 1,5 milliard de dollars sur le marché de la dette, une opération rendue nécessaire pour faire face à ses besoins croissants en financement.
Lancée lundi 16 avril, cette émission obligataire a suscité un fort intérêt des investisseurs à travers le monde, avec une demande trois fois plus forte que l'offre et s'élevant à 4,6 milliards de dollars, indique l'Association internationale de développement (IDA en anglais) dans un communiqué.
Les investisseurs asiatiques et européens sont les plus nombreux à avoir souscrit à l'opération, devant ceux du continent américain, et enfin du Moyen-Orient et d'Afrique. Par type d'investisseurs, ce sont les institutions et les banques centrales qui arrivent en tête, devant les assurances et fonds de pension, puis les banques et les gestionnaires d'actifs.
"Cette obligation à cinq ans marque le lancement du programme d'emprunt de l'IDA", a souligné l'association, qui jouit d'un triple A aussi bien chez Moody's que l'agence Standard and Poor's (SP Global Ratings).
Jusqu'à présent, cette branche de la Banque mondiale, créée en 1960, dépendait exclusivement des contributions des pays riches, contrairement à d'autres branches de l'institution, comme la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui se financent déjà sur les marchés. Les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France sont ses principaux contributeurs.
L'opération avait été annoncée en décembre 2016. L'IDA, qui se refinance tous les trois ans, avait alors reçu des promesses de renflouement "record" de 75 milliards de dollars pour la période 2017-2020, un montant en hausse de 44,2% destiné à intensifier son soutien aux pays en guerre, aux populations déplacées et à la lutte contre le réchauffement climatique.
Mais avec une innovation: il était dès le départ prévu que sur cette somme, près d'un tiers proviendrait d'obligations. Un autre tiers doit provenir des contributions de 54 Etats donateurs et le dernier tiers de réallocations de fonds par la Banque mondiale.
(Avec AFP)
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