Le Registre national agricole est désormais opérationnel
La direction de la Stratégie et des Statistiques (DSS), relevant du ministère de l’Agriculture, apporte actuellement les dernières retouches au Registre national agricole. Véritable radioscopie du secteur, les données de ce registre sont actuellement exploitées par les entités relevant du ministère de tutelle – dans l’attente d’un texte règlementaire encadrant la diffusion de ces données personnelles.
La DSS est actuellement en phase finale de consolidation des données collectées lors du recensement agricole de 2016, et qui constituent le socle du Registre national agricole.
En termes d’apport, ‘’ce registre vient renforcer la transparence, l’organisation et le pilotage du secteur, en disposant de données plus affinées sur l’ensemble des exploitations agricoles du Royaume. Il permettra également de mieux structurer les agriculteurs, notamment en les munissant de cartes professionnelles, afin de faciliter la constitution d’associations et de fédérations’’ explique Redouane Arrach, directeur de la Stratégie et des Statistiques – ministère de l’Agriculture.
Le registre national agricole offre différents niveaux de lecture, ce qui confère plus de souplesse et d’agilité dans le pilotage des stratégies du PMV.
En matière d’agrégation, les cadres du ministère de tutelle escomptent une amélioration du taux de réussite des projets, notamment par un montage plus fluide des projets d’agrégation.
Quant aux projets relevant du Pilier II du PMV (agriculture solidaire), le registre recense avec exactitude les produits du terroir cultivés dans chaque région, tout en identifiant les complémentarités les plus prometteuses en fonction des spécificités des régions, de même que les sources de fragilité.
Bien qu’opérationnel, le Registre national agricole reste pour l’instant confiné entre les murs du ministère de tutelle. Constitué essentiellement des données personnelles des agriculteurs, ce registre ne peut-être, pour l'instant, partagé auprès des partenaires et différents intervenants du secteur. La diffusion de données personnelles nécessitant l’adoption d’un cadre règlementaire spécifique.
Selon la DSS, le texte règlementaire sera déposé au Secrétariat général du gouvernement au plus tard début 2019. Après son adoption, le registre national agricole s’imposera alors comme un outil de pilotage incontournable du PMV.
A terme, tout agriculteur sera tenu de s’y inscrire, à l’instar de ce qui est pratiqué dans certains pays européens - où l’octroi d’aides et de subventions agricoles est conditionné par l’inscription à un registre national.
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