Les recettes de l’Etat se redressent à fin avril
Les recettes de l'IS ont limité leur baisse et les autres impôts ont amélioré leurs performances, selon les dernières statistiques de la Trésorerie générale du Royaume.
Après avoir accusé une baisse de 2,6% à fin mars, les recettes ordinaires de l’Etat ont épongé leur contre-performance à fin avril et affichent une légère hausse de 0,5%, à 76,4 milliards de DH.
C’est ce qui se dégage des dernières statistiques de la Trésorerie générale du Royaume qui se base, rappelons-le, sur une comptabilité de caisse et non une comptabilité économique.
L’explication de ce redressement est l’amélioration de quasiment tous les postes de recettes, à commencer par l’impôt sur les sociétés qui a ramené sa baisse de 17% à fin mars à 14,6%, à 16,1 milliards de DH.
Notons que ce recul s’explique par l’acompte de régularisation relatif à l’année 2017 et encaissé en mars 2018, moins important que prévu suite à un effet de base (année 2016 bonne en termes de recettes).
>>Lire aussi: Baisse des recettes de l'IS: La bonne lecture des chiffres
Les recettes de l’impôt sur le revenu se sont également améliorées avec une croissance de 2,4%, à 14,7 milliards de DH.
S’agissant des impôts indirects, aussi bien la TVA que la TIC (taxe intérieure de consommation) ont vu leurs recettes mieux progresser avec +7,6% pour la première, à 21,9 milliards de DH, et +6,1% pour la seconde, à 8,9 milliards de DH.
De leur côté, les recettes non fiscales ont limité leur baisse à 2,6% (3,5 milliards de DH), en raison notamment de la hausse de 21,7% des recettes des monopoles et participations (1,2 milliard de DH).
Quasi stagnation des dépenses et baisse de l'investissement
Face à cette légère amélioration des recettes ordinaires, les dépenses ont quasiment stagné à 73,3 milliards de DH grâce notamment à la baisse des intérêts de la dette qui a compensé la légère augmentation des charges du personnel et de la compensation.
Compte tenu d’une enveloppe d’investissements en baisse de 4,7%, à 22,5 milliards de DH, et de comptes spéciaux du Trésor moins excédentaires que prévu, le déficit global s’élève à 11,5 milliards de DH contre 9 milliards un an auparavant.
Ce déficit, auquel s’ajoutent les variations des instances, a été financé entièrement sur le marché domestique de la dette avec des levées de près de 18 milliards de DH. La dette extérieure ayant plutôt fait l’objet de remboursements à hauteur de 3,5 milliards de DH.
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