img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
SOCIETE

Circulation à Casablanca: De nouveaux changements pour bientôt

La ville est en train de faire le bilan des premières mesures prises pour améliorer la circulation au centre-ville et s'apprête à en adopter d'autres, notamment la mise en place de nouvelles boucles et le changement du sens de nouvelles rues. Les chantiers d'infrastructure, de transports en commun et de stationnement se poursuivent.

Circulation à Casablanca: De nouveaux changements pour bientôt
S.N.
Le 28 mai 2018 à 17h00 | Modifié 11 avril 2021 à 2h46

L’adoption du nouveau plan de circulation dans l’hyper-centre de Casablanca remonte à une année. Elle s’est traduite par la création d’une boucle (Lalla Yacout, Paris, Bordeaux, Moulay Youssef, Alger, Moulay Hassan 1er, Rachidi, Mers Sultan et Rahal Al Meskini), le changement du sens au niveau de plusieurs rues et la création de couloirs dédiés aux bus et taxis.

Circulation à Casablanca: De nouveaux changements pour bientôt

Contacté par Médias24, Mohamed Bourrahim, 5e vice-président du conseil de la ville de Casablanca en charge de la mobilité, indique que le bilan de ces mesures est en cours d'élaboration.

De nouvelles mesures, toujours à l’étude, seront bientôt adoptées. Elles font partie de la même étude élaborée par Casa Transports en 2017 et ayant donné lieu au nouveau plan de circulation dans l’hyper-centre. M. Bourrahim n’a pas souhaité fournir de précisions sur le contenu de ces mesures ni sur la date de leur adoption. «Nous travaillons toujours avec les commissions de circulation. Un plan de communication sera déployé une fois les décisions prises et validées», se contente-t-il de préciser.

>>Lire aussi:

Plan de circulation de Casablanca. D’autres changements suivront

Plan de circulation de Casablanca. Mécontents? Voici les réponses de la Ville

Selon des sources bien informées, il s’agit de la création progressive de nouvelles boucles et du changement de sens de nouvelles rues. Le périmètre concerné s’étend de la cote à l’autoroute urbaine et du siège de l’OCP à Sidi Bernoussi. Mais précisons-le encore une fois, les changements seront opérés progressivement. «On ne peut pas mettre en place plusieurs boucles en même temps. Il faut que les usagers s’habituent aux changements», indique un responsable à Casa Transports.

Une première phase de la gestion intelligente des carrefours livrée

Le nouveau plan de circulation dans l’hyper-centre n’est qu’une partie d’une stratégie globale pour mieux gérer la mobilité à Casablanca. Cette stratégie repose sur l’offre d'infrastructures, de moyens de transports et de stationnement (quantité et organisation), mais elle doit couvrir, selon les responsables de la ville, également le volet de la demande de mobilité, qui implique des actions complexes à mener sur le long terme.

Concernant l’offre en matière d’infrastructures, les chantiers se multiplient pour mieux absorber et fluidifier le trafic: pont à haubans de Sidi Maarouf, trémies, élargissement des ponts de l'autoroute urbaine, mise à niveau de la voierie

En matière d’organisation, en plus du nouveau plan de circulation, il y a le projet de PCC (le Poste central de régulation de la circulation de Casablanca) censé gérer près de 200 carrefours de manière intelligente, grâce à des capteurs.

Selon le responsable de Casa Transports, la première phase du projet (il en compte trois) est déjà livrée. Elle concerne une petite tranche au niveau de la métropole.

«L’idée est de transformer les grandes artères de Casablanca, comme Zerktouni, en des boulevards passants, fluides, qui n’exigent pas l’arrêt à chaque feu. Les feux devront toujours être verts, jusqu’à ce que les capteurs au niveau des boulevards traversants détectent un poids important de véhicules», explique notre source. En d’autres termes, abandonner la gestion programmée des feux pour une gestion automatisée adaptée au trafic. Ce qui se fera graduellement.

L'offre de transports en commun enrichie d'ici 2022

Les transports en commun sont un autre axe de la stratégie de la ville pour améliorer la mobilité. Aussi bien l’offre que son organisation sont prises en compte.

Le réseau du tramway doit être complété d’ici 2022 (pour en compter quatre lignes), et les lignes de bus à haut niveau de service (L5 et L6), dont les appels d’offres viennent d’être lancés, doivent entrer en service en 2021 et 2022. Quant au réseau de bus «classiques», il sera élargi en 2019 à 18 communes contre 12 actuellement, après la fin du contrat de M’dina Bus prévue en octobre de l’année prochaine et la sélection, à partir de la deuxième moitié de 2018, d’un ou de plusieurs nouveaux gestionnaires.

>>Lire aussi: Casablanca. Bus, RER, tramway… Où en sont ces projets?

Concernant l’organisation du réseau de transports en commun, l’idée maîtresse est de favoriser la complémentarité entre les différents modes et l’utilisation massive des transports en commun en hyper-centre.

«Des artères comme Zerkoutni et Moukawama ne peuvent accueillir des transports en commun lourds (type tramway) au risque de gêner la circulation de véhicules. D’autres traversant des quartiers denses, comme Mohammed VI et Ouled Ziane, vont au contraire accueillir davantage de transports en commun (tramway et couloirs de bus). Des pôles d’échange seront prévus», indique-t-on auprès de Casa Transports.

Enfin, le volet stationnement a un impact significatif sur la mobilité.

Contacté, Nabil Belabed, DG de Casa Développement, SDL en charge du stationnement, n’a pas pu répondre à nos questions pour des raisons d’agenda. Mais selon nos sources, le schéma directeur du stationnement, validé en 2017, est en cours d’implémentation.

>>Lire aussi: Casablanca. La nouvelle politique de stationnement coûtera 285 MDH à la ville.

L’objectif est de doubler les places de stationnement régulé (zones à horodateurs + parkings) en surface (35.000 places contre environ 15.000 actuellement) et de développer le stationnement en ouvrage (souterrain notamment).

«Deux parkings en centre-ville sont prêts, ceux de Bd Rachidi et de la place Med V. L’objectif est de construire 6.000 places de stationnement en ouvrage», indique une source bien informée.

Sur ce volet également, l’organisation est importante. «Il ne s’agit pas de construire des parkings là où le foncier est disponible. L’idée est d’offrir des places de stationnement là où le besoin se fait sentir», poursuit notre source. Et les besoins varient en fonction de la vocation des quartiers.

Le cas de Maarif, qui doit accueillir un parking souterrain de 500 places environ, est intéressant. Le quartier étant à la fois à vocation commerciale (besoins de stationnement de proximité pour de courtes durées), de bureaux (besoins étalés sur toute la journée avec flexibilité en termes d’emplacement des parkings), et résidentielle (besoin de stationnement la nuit avec des tarifs adaptés).

Déplacer les activités génératrices de mobilité en dehors du centre-ville

Toutes ces mesures, déployées ou à venir, visent à accompagner les besoins de mobilité qui ne cessent de grandir. D’où l’idée d’agir également sur la demande de mobilité. Selon M. Bourrahim, il faut entamer la réflexion pour transférer les activités génératrices de mobilité du centre-ville vers l’extérieur. Changer la vocation de certains quartiers comme Derb Omar est à ce titre nécessaire. Toutefois, ces réformes sont complexes et nécessitent du temps et l’adhésion de plusieurs parties prenantes.

Mais au delà de cette stratégie, tout le monde s’accorde à dire que les problèmes de mobilité et de circulation peuvent être réduits de moitié si les usagers de la route se comportent de manière plus civique et si les autorités se montrent plus strictes dans l'application de la loi.

Vidéos du "Mobility Day" organisé le 9 mai par la Ville de Casablanca

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
S.N.
Le 28 mai 2018 à 17h00

à lire aussi

Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Les prévisions quotidiennes

Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]

Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
BUSINESS

Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP

Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.

Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
IDEES

Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial

Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.

Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
DIPLOMATIE

Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged

On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.

Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
Santé

Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat

La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.

Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
SOCIETE

Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa

Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité