GMT+1: Ramadan, entrée en vigueur, administration... les réponses de Benabdelkader
Le Maroc met officiellement fin à l'heure GMT. Le maintien de l'heure d'été (GMT+1) a été approuvé ce vendredi 26 octobre, en Conseil de gouvernement. Médias24 a contacté le ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration et de la fonction publique, Mohamed Benabdelkader.
Le Maroc maintiendra bien l'heure GMT+1, au grand dam de ceux qui attendaient le retour à l'heure GMT ce dimanche 28 octobre. Ce changement n'aura pas lieu, selon Mohamed Benabdelkader.
Le ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration se veut rassurant. "Nombre de dispositions seront prises par le gouvernement pour assurer la bonne adaptation à l'heure GMT+1", tient à affirmer le ministre.
Les horaires de travail des écoles et des administrations seront reconsidérés. "Des réunions sont prévues, pendant les prochains jours, entre le ministère chargé de l'Administartion et le département de l'Education nationale", poursuit-il.
Le but est de permettre aux élèves de rejoindre le matin leurs établissements scolaires et de les quitter avant le coucher du soleil, d'une part, et permettre aux parents d'accompagner leurs enfants à l'école avant de partir au travail, d'autre part.
Concernant un éventuel retour "exceptionnel" à l'heure GMT, prévu dans le décret adopté ce jeudi, le ministre rappelle le cas du mois de Ramadan qui coïncide ces dernières années avec la saison estivale. Ainsi, au cours des 2 prochaines années, un retour à l'heure GMT pourrait toujours être décidé à l'occasion du mois sacré.
Quels impacts?
La décision du gouvernement de maintenir l'heure d'été repose sur une étude évaluative basée sur plusieurs indicateurs. Ces derniers prennent en considération les volets relatifs à la santé, à l'économie de l'énergie et aux transactions commerciales du Royaume.
Les résultats de cette étude ont affirmé que "l'adoption du système du double horaire a créée une sorte de confusion chez les citoyens", a dit le ministre lors d'un point de presse à l'issue du Conseil de gouvernement de ce jeudi.
"L'étude a démontré que l'ajout de 60 minutes à l'heure légale du Royaume permettra de gagner une heure de lumière naturelle, ce qui aidera les citoyens à accomplir leurs affaires dans des meilleures conditions et à réduire la consommation de l'électricité, notamment pendant les périodes de pointe", explique le ministre.
"Le système GMT+1 vise à réduire les besoins d’éclairage, et ce en faisant correspondre les heures d’activité avec les heures d’ensoleillement", avait expliqué le ministre dans une déclaration antérieure à Médias 24.
"Nous tenons à rassurer les citoyens. Cet horaire a plus d'avantages que d'inconvénients", souligne M. Benabdelkader.
L'étude, rappelle-t-on, vise l’évaluation de l’expérience de l’application de l’horaire GMT+1 au Maroc durant les 5 dernières années (2012-2017).
Ses principaux objectifs portent sur:
- L’analyse des différents aspects et dimensions du changement aux niveaux économique et social;
- L’évaluation de l’impact du changement horaire sur les heures du lever/coucher du soleil dans les différentes régions du Maroc;
- L’évaluation de l’impact sur le décalage horaire avec l’Europe;
- La proposition des scénarios complets relatifs à une meilleure application du changement horaire au Maroc avec une évaluation d’impact pour chaque scénario.
Adopté au Maroc depuis 2012, le passage à l'heure d'été vient en application des dispositions du décret n°2.12.126, modifié et complété par le décret n°2.13.781 du 28 septembre 2013. L'idée était de réduire le décalage horaire avec l'Europe et réaliser des économies d'énergie.
En septembre dernier, la Commission européenne a proposé officiellement de mettre fin, à partir de 2019, aux changements d'heure saisonniers en Europe, tout en laissant les Etats membres de l'Union européenne libres de décider une fois pour toutes s'ils veulent appliquer de façon permanente l'heure d'été ou l'heure d'hiver.
À découvrir
à lire aussi
Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]
Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.
Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.