Forum Maroc-France : 23 entreprises françaises à Laâyoune ce week-end
Trois jours après l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU plutôt favorable au Maroc, aura lieu à Laâyoune une rencontre entre entrepreneurs marocains et investisseurs français. Le timing de l’événement qui précède l’anniversaire de la Marche verte, a une connotation politique qui devrait encourager les autres entreprises étrangères à investir sur place.
Si le soutien de la France au plan marocain d’autonomie n’est un secret pour personne, le choix de la Chambre française de commerce et d’industrie d’organiser une rencontre d’hommes d’affaires des deux pays pour développer cette région dans son chef-lieu ne sera pas sans retombées économiques.
Tout comme le forum annuel Crans Montana qui a lieu à Dakhla depuis 2015, la localisation du forum d’affaires à Laâyoune a été attaquée par les adversaires du Maroc qui ont essayé de le faire annuler.
Peine perdue, la 3ème édition, après Paris et Casablanca, se tiendra bien du 2 au 4 novembre et accueillera 200 acteurs économiques ainsi que des donneurs d’ordres institutionnels: ministère de l’Intérieur, agence pour le développement des provinces du Sud, confédération générale des entreprises du Maroc, agence Marocaine de développement des investissements et des exportations, OCP Phosboucraâ, sans compter d’autres institutions économiques et financières privées et publiques.
Contacté par Médias24, Khalid Idrissi Kaitouni, directeur de l’appui aux investisseurs et à la création d’entreprises affirme que cette rencontre internationale renforcera la coopération économique France-Maroc et ouvrira d’autres horizons économiques à la région Laâyoune Sakia El Hamra.
« Sur les 200 acteurs présents, 23 grandes sociétés françaises et PME vont faire le déplacement au Maroc. Elles opèrent dans des secteurs différents mais celles qui ont manifesté le plus d’intérêt pour les potentialités de la région viennent du BTP et de la formation.
« Celles du BTP (bâtiment et travaux publics) sont intéressées par les grands projets structurants prévus dans le cadre du plan de développement régional d’un budget de 43 MMDH (2015-2021).
« Il y a aussi plusieurs entreprises françaises déjà installées dans d’autres régions marocaines qui ont fait le déplacement.
« La liste exacte ne sera diffusée que samedi à l’ouverture du forum mais on peut d’ores et déjà annoncer la présence de Voltalia (énergies renouvelables), Suez (eau, assainissement), Actemium (Vinci)...
« Tous les branches d’activité seront représentées mais la grande majorité est venue en fonction des besoins correspondant au plan de développement régional lancé par le Roi Mohammed VI», révèle Idrissi.
A la question de savoir si ces entreprises ne venaient que pour décrocher un marché et repartir ou si elles comptaient investir dans cette région, notre interlocuteur affirme que les deux démarches sont indissociables.
« Quand on obtient un marché, on fait en sorte de rester sur place et de réinvestir pour s’agrandir. Notre chambre de commerce incite les entreprises à s’implanter de manière pérenne car c’est dans la durée que les potentialités apparaissent.
« Nous sommes habitués à accompagner l’installation des entreprises françaises au Maroc (50/an) mais quand nous avons constaté le potentiel de la région de Laâyoune, nous avons décidé d’ouvrir une délégation sur place. C’est grâce à elle et aux autorités de la région que nous avons organisé le forum.
« Laâyoune n’a donc pas été choisie au hasard. Entre ses énormes potentialités et le plan de développement régional, cette décision s’est vite imposée car l’intérêt économique pour les populations locales et pour les entreprises françaises est important », conclut notre interlocuteur qui ajoute n’avoir eu aucune difficulté à monter ce projet.
Optimiste, il pense que ce forum va renforcer la confiance au niveau international et incitera les entrepreneurs du monde entier à s’intéresser à cette région et à faire le grand pas pour s’y installer.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.