Nouvelles nominations royales: lutte contre la corruption, médiateur
Le Roi Mohammed VI donne de nouveau un signal fort, en nommant deux personnalités aux parcours significatifs, à la tête de deux instances constitutionnelles, l'Instance de lutte contre la corruption et le Médiateur du Royaume.
Le Roi Mohammed VI a reçu ce jeudi 13 décembre au palais royal de Rabat, MM. Mohamed Bachir Rachdi et Mohamed Benalilou qui ont été nommés à d'importantes fonctions.
Ces nominations, comme celles qui les ont précédées au cours des dernières semaines et notamment celles d'Amina Bouayach à la tête du CNDH, Omar Seghrouchni à la tête de la CNDP (Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), de Driss Guerraoui à la tête du conseil de la concurrence, d'Ahmed Reda Chami à la tête du CESE, de Chaouki Benayoub en tant que Délégué interministériel des droits de l'Homme, ont pour dénominateur commun la légitimité et la crédibilité, pour un nouveau souffle.
Le choix selon le mérite est perceptible, et également l'ouverture.
M. Benalilou est jeune, il est né en 1975. C'est un magistrat respecté par ses pairs.
M. Rachdi est un esprit connu pour son indépendance et son engagement militant ainsi que pour son parcours managérial réussi.
>Mohamed Bachir Rachdi, président de l'instance de lutte contre la corruption.
Mohamed Bachir Rachdi (photo) a été ainsi nommé à la tête de l'Instance de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption. A cette occasion, le Roi a réaffirmé l'importance qu'il ne cesse d'accorder à la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de l'administration, des services publics ou de l'économie nationale.

PDG et fondateur de la société Involys, éditrice de logiciels, il était connu pour son action contre la corruption et s'était notamment impliqué au sein de Transparency Maroc.
Voici le communiqué du cabinet royal:
"Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu, jeudi 13 décembre 2018 au Palais Royal à Rabat, M. Mohamed Bachir Rachdi que le Souverain a nommé président de l'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la Corruption.
"A cette occasion, Sa Majesté le Roi a mis l’accent sur l’importance que le Souverain ne cesse d’accorder à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes, tant au niveau du fonctionnement des administrations et établissements publics et son impact sur les services rendus aux citoyens, qu’au niveau des répercussions négatives de ce fléau sur les différents secteurs de l’économie nationale et sur la réalisation d’un développement durable et équilibré.
"Dans ce cadre, le Souverain a donné ses hautes orientations au nouveau Président afin d’œuvrer à la mise en oeuvre optimale des missions confiées par la Constitution à cette instance nationale, notamment en ce qui concerne la prise d’initiative, la coordination, la supervision de l'exécution et le suivi des politiques de lutte contre la corruption, la contribution à la moralisation de la vie publique, la consécration des principes de bonne gouvernance, de la culture du service public, et de l’intérêt général, ainsi que des valeurs de la citoyenneté responsable.
"Sa Majesté le Roi a également souligné la nécessité de la coordination, de la coopération et de la conjugaison des efforts avec les institutions et instances nationales concernées, chacune en ce qui la concerne, pour une mobilisation collective, l’utilisation de tous les mécanismes de sensibilisation et des moyens juridiques dans le but de prévenir et de lutter contre ce fléau dans tous ses manifestations, et l’application des procédures légales et judiciaires à l’encontre des contrevenants".
M. Mohamed Bachir Rachdi est né en 1960 à Khouribga.
Titulaire du diplôme d'ingénieur d'Etat en génie électrique et informatique industrielle de l’Ecole Mohammedia d’Ingénieurs à Rabat, M. Rachdi est actuellement le président, directeur général d’une société marocaine spécialisée dans la production de solutions informatiques, Involys.
Il est également membre du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), ainsi que du Conseil de l’Observatoire national du développement humain (ONDH).
Membre du Conseil national et Ex-secrétaire général de Transparency Maroc, M. Bachir Rachdi préside aussi la Commission "Ethique et bonne gouvernance" de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Il a été membre du Comité exécutif de l’Instance centrale de prévention de la corruption et du Collectif associatif pour l’observation des élections en 2002.
Selon nos informations, M. Rachdi était engagé dans sa jeunesse au sein du mouvement Ilal Amam.
>Mohamed Benalilou, médiateur du Royaume.

Mohamed Benalilou (photo) a été nommé médiateur du Royaume. Ce magistrat de formation était jusqu'à cette nomination, directeur du pôle administratif et de la formation du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
Voici le communiqué du cabinet royal:
"Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu ce jeudi 13 décembre 2018 au Palais Royal de Rabat, M. Mohamed Benalilou, que le Souverain a nommé au poste de Médiateur.
"A cette occasion, Sa Majesté le Roi a rappelé le rôle de l'Institution de Médiateur, en tant qu'instance nationale indépendante, pour consacrer les droits et lever les injustices, et son rôle particulièrement dans la préservation des droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration, ainsi que son action visant à leur rendre justice face à tout abus, dans le cadre de la primauté de la loi et de la consolidation des principes de la justice et de l'équité.
"Sa Majesté le Roi a également donné ses orientations au Médiateur pour poursuivre l'action en vue de consolider les acquis réalisés, tout en veillant à la mise en oeuvre complète des attributions de cette Institution aussi bien en matière des démarches de médiation et de rapprochement que de proposition des poursuites judiciaires qu’en ce qui concerne la vulgarisation de son rôle et de ses attributions et l’interaction avec les citoyens lésés.
"Le Souverain a également appelé l'Institution du Médiateur à poursuivre sa contribution dans la consécration des principes de l'Etat de droit, de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des services publics et la moralisation de la vie publique, ainsi que la publication de recommandations visant à garantir l'égalité des citoyens devant la loi et l'administration et hisser la qualité des prestations fournies par les établissements publics, les services de l'Etat et les collectivités territoriales"
M. Mohamed Benalilou est né en 1975.
Magistrat et titulaire d’un master en droit, M. Benalilou était directeur du pôle administratif et de la formation au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
M. Benalilou, qui est également lauréat de l’Institut supérieur des études judiciaires à Rabat, a exercé au tribunal de 1ère Instance de Tanger, à l’ex-Cour spéciale de justice et à la Cour d’appel de Rabat.
Il a aussi occupé les postes de chef du cabinet du ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid et de conseiller en politique pénale (2012-2014).
M. Benalilou a été Directeur des études, de la coopération et de la modernisation (2014-2016), puis directeur des ressources humaines au ministère de la Justice (2016-2018).
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