L’ESCA devient la 1ère école d'Afrique francophone à décrocher l’accréditation AACSB
Détenue par moins de 5% des écoles de commerce dans le monde, l’accréditation AACSB a nécessité de l’ESCA un long processus pour décrocher ce précieux sésame. Quel est son apport ? L’accréditation aura-t-elle un impact sur le cursus académique de cette école de commerce, ou sur l’employabilité de ses lauréats? Eléments de réponse…
C’est un joli coup que celui réalisé par Thami Ghrofi, président de l’école de management ESCA. Son école devient en effet la première, au Maroc et en Afrique francophone, à décrocher la précieuse accréditation AACSB.
«L’accréditation est le fruit d’un processus d’évaluation approfondie de la part d’universitaires issus d’institutions internationales à la renommée bien établie. AACSB évalue essentiellement la qualité des programmes de formation, les lauréats et leur parcours professionnel, sans oublier leurs professeurs et la qualité de leur production intellectuelle» précise Thami Ghorfi.
Fondé en 1916, AACSB est le plus important organisme d’accréditation d’écoles de commerce dans le monde. Sur les quelque 20.000 business schools situées aux quatre coins du globe, seules 831 – soit moins de 5%, ont décroché cette précieuse accréditation. L’on retrouve notamment dans cette prestigieuse liste: la Harvard Business School, l’Université de Yale, la London Business School, le MIT Sloan, ainsi que HEC Paris.
En Afrique, seulement 5 écoles de commerce sont accréditées AACSB : 3 en Afrique du Sud, une au Nigéria et une en Egypte (l’Université américaine du Caire). L’ESCA rejoint cette liste par la grande porte, en devenant la 1ère école de commerce du Maroc et d’Afrique francophone à obtenir cette accréditation.
Renforcer les programmes et l’employabilité
Bien que la démarche, dans sa globalité, ait été initiée en 2012, l’accréditation passe par plusieurs phases dont l’une des plus importantes consiste en l’alignement de l’ESCA avec les 15 standards AACSB. Etalé sur 3 années, ce processus s’articule principalement autour de 3 volets: le perfectionnement du système d’assurance-qualité, la qualification des enseignants selon les standards AACSB et le renforcement de la production intellectuelle de l’école (articles et ouvrages de recherche).
Les évaluateurs AACSB se sont montrés particulièrement attentifs à l’appréciation d’une série de compétences clés, parmi les lauréats de l’école - mais aussi auprès des recruteurs et des entreprises.
«Le processus d’accréditation a permis de faire évoluer significativement nos programmes, et de booster la production d’articles et d’ouvrages de recherche», se félicite le président de l’ESCA. Une reconnaissance qui vient renforcer l’attractivité de l’école ainsi que, potentiellement, l’employabilité de ses lauréats.
Interrogé sur les perspectives de croissance de son école, Thami Ghorfi affirme vouloir «enraciner son école en Afrique tout en étant ouvert sur l’international», sans pour autant confirmer – ni infirmer, sa volonté d’ouvrir de nouvelles écoles dans d’autres villes marocaines ou africaines.
L’accréditation AACSB sera apposée sur les diplômes des lauréats de l’ESCA à partir de la promotion 2018-2019. Si son apport est indéniable, l’accréditation a tout de même un coût non négligeable – du propre aveu du président de l’école de commerce.
Ses étudiants doivent-ils s’attendre à une hausse des frais de scolarité, qui s’élèvent annuellement à quelque 75.000 DH ? Thami Ghorfi réfute catégoriquement: «Nos frais d’inscription sont déjà assez élevés, l’objectif n’est pas de les majorer. Nous poursuivons avant tout l’excellence académique».
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