img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Fiscalité: Les 10 mesures sur lesquelles le gouvernement s'engage

Réaménagement du barème de l'IR, suppression de la cotisation minimale si le taux des déficitaires chroniques baisse, fiscalité simplifiée pour les petits métiers... Voici les principaux engagements du gouvernement pour la réforme fiscale.

S.N.
Le 4 mai 2019 à 16h55 | Modifié 11 avril 2021 à 2h42

Après la lecture des recommandations des 3e Assises de la fiscalité (voir vidéo), Mohamed Benchaâboun, ministre de l’économie et des finances, a annoncé que la préparation du projet de loi-cadre va commencer immédiatement.

Ce projet de loi-cadre va donner corps à ces recommandations et encadrer la réforme fiscale de 2020 à 2024. Il sera mis dans le circuit de concertation et d’adoption dès sa finalisation.

Le ministre souligne 10 principales recommandations étroitement liées au principe d’équité fiscale et qui font l’unanimité. Il s’engage à les appliquer à partir de la loi de finances 2020 :

1.    Consacrer dans le texte fiscal l’équilibre des droits et des obligations entre l’administration fiscale et le contribuable, et durcir les sanctions en cas de fraude fiscale.

2.    Intégrer la fiscalité de l’Etat, la fiscalité locale et la parafiscalité dans un seul Code Général des Impôts. Simplifier la fiscalité locale et harmoniser ses bases d’imposition et ses procédures avec la fiscalité de l’Etat, notamment pour la taxe professionnelle pour enlever tout frottement à l’investissement. 

3.    Garantir la neutralité de la TVA par la suppression de l’effet du butoir sous conditions de la conformité et de l’élargissement de l’assiette ;  

4.   Mohamed Benchaâboun a indiqué: "J'ai pris note de la forte demande exprimée à propos de la baisse du taux marginal de l'IS pour certains secteurs afin de dynamiser la création d'emplois et de favoriser l'innovation".

Sur ce sujet, Médias24 apprend de sources informées qu'il y a eu une forte demande en ce sens, en particulier pour l'industrie et les technologies innovantes. Pour ces secteurs, il a été demandé une baisse de l'IS jusqu'à un taux de 20%. Mais le ministre des Finances n'a pas pris d'engagement en ce sens. Il a exprimé sa compréhension. La question sera soumise à des simulations et à un examen poussé. Mais une telle baisse n'est pas impossible.

Suite à une erreur de transmission, nous avions indiqué dans une première version que ce taux de 20% a été acté. En fait, ce n'est pas le cas mais les milieux d'affaires estiment que c'est un objectif réalisable.

5.    Normaliser progressivement les régimes appliqués à l’export, aux Zones franches d’exportation et à Casablanca Finance City;

6.    Abandonner progressivement la cotisation minimale en fonction du retour à la conformité des déficitaires chroniques ;

7.    Augmenter le taux marginal des activités protégées;

8.    Regrouper l’impôt sur le revenu et la taxe professionnelle dans une contribution professionnelle unique pour les petits commerçants et artisans qui exercent des activités génératrices de faibles revenus.  

9.    Réaménager le barème de l’IR au fur et à mesure de l’élargissement de l’assiette de cet impôt et l’amélioration de la part de l’IR professionnel pour soutenir nos concitoyens à bas revenu et les classes moyennes.

10.  Accélérer la modernisation de l’administration fiscale par le parachèvement de la dématérialisation, la professionnalisation des métiers et la promotion des valeurs d’éthique et de transparence.  

La conférence de presse du ministre des Finances

Lors du point de presse (vidéo ci-dessous) organisé par Benchaâboun à la fin des Assises, les précisions suivantes ont été entre autres avancées :

- Pour l'intégration de l'informel, il s'agira de se mettre d'accord sur des règles acceptées par les deux parties. Toutes les solutions peuvent être mises sur la table des négociations avec chaque groupe de contribuables (PME, TPE...) ou secteur d'activité. Ces solutions peuvent être, à titre d'exemple, une prescription fiscale anticipée, une opération de régularisation comme pour les professions libérales, des mesures d'accompagnement pour une intégration progressive...

En d'autres termes, il n'y a pas d'opération prévue de prescription fiscale anticipée. Mais le principe, sous cette forme ou une autre, est envisageable, à condition de discuter secteur par secteur ou "segment par segment, d'aboutir à un consensus sur les règles et cela devient alors un gentlemen's agreement".

- Pour le réaménagement des incitations fiscales, le projet de loi-cadre de programmation fiscale contiendra les modalités d'évaluation des avantages fiscaux avant et après leur mise en place. L'objectif, pour les nouvelles incitations, est d'en mesurer la pertinence avant leur adoption, et pour celles déjà en place, d'en mesurer l'impact socio-économique pour décider ou non de les maintenir.

-Pour les 10 mesures prioritaires, le souhait du ministère des Finances, c'est de "les intégrer à partir de la Loi de Finances 2020". La loi-cadre sera une loi de programmation sur 5 ans, ce qui signifie que les différentes mesures seront étalées entre 2020 et 2024.

-Il y a une centaine de recommandations. Le gouvernement s'est engagé sur une dizaine. Pour les autres, des simulations vont être menées.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
S.N.
Le 4 mai 2019 à 16h55

à lire aussi

La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Quoi de neuf

Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka

Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.

Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
TOURISME

Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance

Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.

Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
Quoi de neuf

Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca

En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.

Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026

L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.

La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
Mines

Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP

C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.

Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Quoi de neuf

Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial

Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité