Stroc Industrie: l'avenir de l'entreprise se jouera ce jeudi 9 mai
Le projet de plan de sauvegarde de Stroc Industrie sera-t-il validé ? La décision du tribunal de commerce est attendue pour le jeudi 9 mai 2019. En attendant, voici ce que l'on sait.
Stroc industrie est dans l’expectative. Le tribunal de commerce de Casablanca statuera ce jeudi 9 mai sur son projet de plan de sauvegarde. L’affaire est mise en délibéré depuis une semaine. Le tribunal adoptera le plan s’il estime qu’il existe des possibilités sérieuses pour l’entreprise d’être sauvegardée.
Le verdict du tribunal sera basé, entre autres, sur un rapport déposé début avril par Mohamed Tougani, syndic chargé de la procédure. Comme le veut la loi, le rapport détaille le bilan financier, économique et social de l’entreprise.
Nous l’avions annoncé il y a deux semaines : le syndic a proposé au tribunal de valider le plan de sauvegarde élaboré par Stroc Industrie, tout en surveillant de près l’évolution de l’entreprise. Ce qui est généralement bon signe. Mais le spécialiste en ingénierie contient son optimisme : "Nous avons fait ce que nous avions à faire. La décision revient au tribunal", commente laconiquement Me Hamid Adsaoui, avocat de Stroc.
Le dossier avait été transmis au juge-commissaire Mehdi Salem avant d’atterrir sur le bureau du ministère public. Les deux ont été sollicités pour avis. Selon nos informations, ils ont formulé des avis favorables, à l'instar des contrôleurs (BCP, AIR Liquid Maroc et les salariés) dont les observations sont plutôt positives.
Ce que l'on sait
Stroc industrie n'est pas une petite entreprise. Elle est cotée en bourse et intervient dans un secteur compliqué, celui de l'ingénierie industrielle. Son sauvetage ne peut se faire que sur une durée plus ou moins longue, proche du maximum légal qui est de 5 ans.
C’est le tribunal qui fixe une durée pour l’exécution du plan de sauvegarde. S’il est validé, le plan devra être exécuté dans ce délai. Si elle n’exécute pas ses engagements, Stroc risque de voir la procédure de sauvegarde convertie en redressement, voire en liquidation.
Etant en difficulté, Stroc ne peut naturellement être sauvée du redressement ou de la liquidation que par des rééchelonnements et des remises partielles ou totales de dettes, des annulation d’intérêts et de pénalités...
En contrepartie, l'entreprise s'engagera à régler ses créances à partir de la date du jugement, s'il est favorable à la sauvegarde. Selon nos informations, malgré ses difficultés, Stroc table sur une bonne croissance de son chiffre d’affaires, dispose d'un bon carnet de commandes et d'engagements contractuels pour la réalisation de grands projets.
Mais pour atteindre ses objectifs, la société doit pouvoir accéder à ses fonds bloqués aujourd’hui gelés auprès de certaines banques. Elle voudrait également se faire restituer des montants encaissés par des créanciers postérieurement au jugement de sauvegarde.
Rappelons qu'après le jugement de sauvegarde, une centaine de créanciers s’étaient empressés pour déclarer leurs créances auprès du syndic. Entre les créances reconnues par Stroc, celles contestées et celles en cours d’examen, le montant global de la dette dépasse les 900 MDH. Mais ce montant ne sera définitif qu’au terme de la procédure de vérification de créances.
À découvrir
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.